Collection d'ouvrages (Hommes et musiques)

Placée sous l’égide de la Société Française d’Ethnomusicologie, la collection « Hommes et Musiques » de la Société d'Ethnologie publie des recherches nourries d’une connaissance approfondie du terrain et cernant divers aspects anthropologiques de la musique. Les ouvrages sont systématiquement accompagnés d’un support sonore ou multi-média.

Comité éditorial : Jean Lambert (directeur), Luc Charles-Dominique, Marc Chemillier, Jean During, Christine Guillebaud, Bernard Lortat-Jacob, Susanne Furniss. Préparation, composition et mise en page : Laurence Fayet.

Musiques en fête. Maroc, Sardaigne, Roumanie

par Bernard Lortat-Jacob

De part et d’autre de la Méditerranée, les sociétés rurales, suivant leurs traditions, organisent librement leurs fêtes et leurs musiques. De quelles façons ? Quelle place occupent les musiciens de village ? À quels enjeux obéissent les musiques qui associent étroitement ceux qui la produisent et ceux qui l’écoutent ? C’est à ces questions que répond l’auteur, à partir de nombreuses observations de terrain, en décrivant trois situations qui s’éclairent l’une par l’autre.

Pour commander le livre, rendez-vous au Comptoir des presses d'universités.

La médecine de l'âme. Le chant de Sanaa dans la société yéménite

par Jean Lambert

Le chant de Sanaa (al-ghinâ al-san’ânî ) est la tradition musicale citadine la plus classique du Yémen, et la plus ancienne de la Péninsule arabe. Au cours du cérémonial du magyal, qui réunit les hommes autour de la consommation du qat, ainsi que pendant les veillées de mariage, samra, la musique entretient la contemplation poétique et la convivialité. Alors qu’au Yémen la musique est sévèrement tenue en suspicion, le plaisir musical favorise une inventivité qui défie les valeurs religieuses et le code de l’honneur, offrant au corps social un moyen privilégié de renouvellement. C’est en ce sens que, pour les Yéménites, elle est une “médecine de l’âme”.

Pour plus de renseignements, rendez-vous au Comptoir des presses d'universités.

À tue-tête. Chant et violon au pays de l'Oach, Roumanie

par Jacques Bouët, Bernard Lortat-Jacob, Speranta Radulescu

 

a_tue_tete

a_tue_tete
Consacré à une petite population du Nord de la Roumanie, le livre traite d’une musique bien déroutante pour l’oreille occidentale, jouée sur un violon d’une espèce particulière et chantée dans un registre très aigu – une musique dont la structure motivique et la forme “indéterminée” avait déjà intrigué Bela Bartók. Le livre met l’accent sur les procédures analytiques autant que sur le difficile cheminement de l’enquête. C’est ainsi que les contextes musicaux, les formes, les modèles mélodiques et métriques, le jeu instrumental et, plus largement, la raison d’être de la musique, sont progressivement découverts à partir d’intrigues qui se construisent au fil des pages.

Pour commander le livre, rendez-vous au Comptoir des presses d'universités.

Souffles d'Amazonie. Les orchestres tule des Wayãpi

par Jean-Michel Beaudet

souffles_amazonie

souffles_amazonie
Comment devient-on chef en chantant ? Quand peut-on séduire une jeune fille en jouant de la flûte ? Pourquoi les musiciens d’une fête se font-ils attaquer par le serpent anaconda ? C’est à une véritable mise en scène du souffle que nous convient les Wayãpi lorsqu’ils jouent des tule, ces grandes clarinettes en bambou : alternances de timbres qui renvoient aux principes mêmes des musiques d’Amérique du Sud, jeux entre soliste et groupe qui expriment et produisent des interactions sociales à l’intérieur du village. Les sessions musicales sont relatées de manière concrète, avec les commentaires et les mythes qui s’y rapportent, pour mettre en lumière la façon dont les Wayãpi vivent la musique.

Pour commander le livre, rendez-vous au Comptoir des presses d'universités.

Fabricants d'émotion. Musique et malice dans un village tsigane de Roumanie

par Victor A. Stoichita

fabricants_emotion
fabricants_emotion

En Roumanie, les musiciens professionnels tsiganes animent divers événements publics : mariages, baptêmes, enterrements, soirées de restaurants, rassemblements politiques... Parmi les compétences requises, ils citent fréquemment la ruse, la malice ou encore la diplomatie. Certains adoptent une position plus tranchée, affirmant que la musique jouée n'acquiert de réelle qualité que par cette capacité d'insinuation et d'adaptation. Quel rapport peut-il y avoir entre la négociation, le marchandage, la politique villageoise quotidienne, et les affects variés que suscite la (bonne) musique ? Est-ce parce qu'ils sont professionnels que les musiciens portent ce regard sur leur activité, ou parce qu'étant Tsiganes, un stéréotype bien connu leur attribue, de toute façon, un talent inné pour la ruse et la débrouillardise ? Comment les notions classiques de structure, ornement, mélodie et variante s'accommodent-elles de cette pratique où musiciens et auditeurs placent, au centre de leurs préoccupations, l'efficacité émotionnelle ?
Pour répondre à ces questions, l'auteur croise enquête ethnographique et analyse musicale, à partir d'un petit village tsigane - Zece Prajini - où les musiciens professionnels sont particulièrement actifs... et bavards. Le texte est prolongé par un corpus important de documents audiovisuels et de clés d'écoute interactives, présentés sur un dvd encarté.

Pour commander ce livre, rendez-vous au Comptoir des presses universitaires.

Résumé détaillé et version pdf téléchargeables sur le site de l'auteur.

Les documents et animations interactives du DVD accompagnant l'ouvrage sont disponibles sur la plateforme multimédia.

Joomla SEF URLs by Artio