11 décembre 2010

Lieu : Mains d’Œuvres (Salle Star Trek)

1, rue Charles Garnier, 93 400 Saint-Ouen

www.mainsdoeuvres.org

Programme

9h15·: Arrivée, autour d’un café

9h30·: Mot de bienvenue du Président de la SFE

Présentations faites par les membres ayant bénéficié d’une aide de la SFE en 2009

9h45 : Séverine GABRY, Doctorante à l’Université Paris Ouest-La Défense·

La «·tradition·» musicale copte à l’heure du Renouveau

Les enquêtes menées en Égypte en 2009 et 2010, notamment grâce à l’aide de la SFE, m’ont ouverte à de nombreux questionnements face à un vaste sujet encore méconnu, celui des musiques coptes en Égypte telles que pratiquées et transmises depuis le xixe siècle. Une telle thématique offre plusieurs terrains d’investigations possibles à la fois sur les écrits et l’observation de ce que les coptes font et disent de leur musique, qu’ils affirment être «·traditionnelle·». Or la tradition, en tant que lieu d’échanges et de tension donnant un sens ou une unité à un groupe, met en exergue de manière évidente des questions politiques. Il s’agit pour moi de comprendre cette «·tradition·» musicale copte, au-delà des questions de patrimoine qu’elle a engendrées et qu’il m’a été possible de constater en Égypte ces deux dernières années.

10h15·: Johanni CURTET, Doctorant à l’Université Rennes 2-Haute Bretagne

Traditions xöömij : origines et diffusion des pratiques du chant diphonique en Mongolie·

À travers une série de constats observés chez différentes ethnies, j’évoquerai les questions de l’identité et de l’appropriation dans la tradition du chant diphonique, préambule à une réflexion plus large qui sera menée dans ma thèse, pour tenter de définir ce qu’est actuellement la tradition xöömij en Mongolie.·

10h45·: Mukkadas MIJIT, Doctorante à l’Université Paris Ouest-La Défense

Les Muqams ouïgour sur scène·: tradition ou création·?

Grâce au séjour de recherche sur le terrain fait en 2010, j’ai pu enquêter auprès d'anciens membres du groupe de muqam du Xinjiang créé dans les années 80 à Urumchi. Cette rencontre m'a permis d’appréhender le processus de mise en scène des muqam ouïgours dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang.

Dans ma présentation, je parlerai du travail de ce groupe de muqam, du collectage jusqu’à la mise en scène, en passant par l’apprentissage professionnel.

J'examinerai aussi le travail de mise en scène récent des muqam ouïgours, en présentant le système d'éducation artistique de la région autonome du Xinjiang dans le cadre des cours de musique (du muqam notamment) et de danse.

Quelques vidéos tournées sur le terrain seront projetées durant la présentation.

11h15·: «·Think-tank·»·: technologies de l'information

Animé par Bernard Lortat-Jacob, Directeur de recherche au CNRS (retraité)

Les technologies de l'information ont ouvert des possibilités nouvelles pour la publication et la diffusion des savoirs. Celles-ci intéressent particulièrement les chercheurs travaillant sur les musiques du monde. Longtemps bridés par les possibilités limitées du texte et de l'image (les livres et revues au sens classique, qui constituaient l'essentiel des publications il y a encore vingt ans), les ethnomusicologues se sont rapidement lancés dans différentes expériences avec les technologies de l'information. Clés d'écoute, DVD interactifs et publications en ligne se sont ainsi multipliés au cours des dix dernières années. Au-delà de la diffusion des savoirs stricto-sensu, ces nouvelles manières d'écrire (et de lire) l'ethnomusicologie ont vraisemblablement aussi des conséquences épistémologiques. Il importe de les évaluer, et d'imaginer ensemble les formes que pourront prendre les publications ethnomusicologiques de l'avenir.

C'est sur ce thème que porteront les journées d'étude 2012 de la Société. Afin de préparer cet événement, Bernard Lortat-Jacob propose un «·think-tank·» autour de quelques grandes questions.

1) Epistémologie critique·: recension de travaux significatifs en (ethno)musicologie montrant de quelle façon connaissance et techniques se sont mariées (publications/communications marquantes de ces dernières années).

2) Propositions oniriques·: tentative d’inverser les relations de dépendance entre technique et connaissance. De quelles techniques aurions-nous besoin·? Pour quel type de musicologie·? Pour quels résultats·attendus·?

3) De l’onirique à la réalité·: Quelles approches, quels types de publications privilégier·? Net ou pas Net·? Quel rôle enfin peut jouer la SFE dans cette réflexion-action-édition·?

Après un bref exposé introductif, la discussion sera ouverte à l'assemblée. L'objectif sera de dresser le bilan des expériences passées et d'identifier les axes de réflexion pour les Journées d'étude 2012.

12h45·: Pause déjeuner

14h00·: Atelier·: la technique en trois clics

Animé par Victor A. Stoichita, Docteur en ethnomusicologie, Post-doctorant à l’Université de Lisbonne.

Jusqu'à une époque récente, les logiciels nécessaires pour réaliser un projet multimédia «·professionnel·» étaient pour la plupart coûteux et d'un maniement difficile. De tels projets requéraient donc des ethnomusicologues non seulement des budgets conséquents, mais aussi des collaborations avec des spécialistes de différentes techniques (montage vidéo, développement flash, infographisme, etc.). Ces contraintes sont en passe de s'assouplir, d'une part avec le développement de logiciels gratuits et relativement faciles d'emploi, d'autre part avec la multiplication de ressources pédagogiques sur les techniques élémentaires de programmation.

En dehors même des considérations économiques, ces nouvelles possibilités rendent plus plausible le rêve d'une écriture véritablement multimédia. En contrôlant non seulement la réalisation du texte proprement dit, mais aussi celle des documents audiovisuels (éventuellement interactifs) qui l'accompagnent, les auteurs sont susceptibles de gagner aussi en inventivité et souplesse de réflexion.

Dans cet atelier Victor A. Stoichita présentera trois logiciels libres et faciles d'emploi, qui se prêtent à être intégrés à l'écriture ethnomusicologique (quitte à les détourner, pour certains, de leur finalité première).

Hugo ZEMP

Directeur de recherche au CNRS (retraité)

Polyphony of Ceriana·: The Compagnia Sacco

Film en version originale anglaise. 70 minutes.

Comment se rendre à l'Espace Mains d'oeuvres?

Par le métro·:
- ligne 4, terminus Porte de Clignancourt
- ligne 13, Garibaldi

> Par le bus·:
- Bus 85, arrêt Paul Bert, jusqu’à 00h (Mairie de St-Ouen > Luxembourg)
- Noctilien 14, arrêt Garibaldi, à partir de 00h (Mairie de St-Ouen > Bourg-la-Reine, en passant par Gare de l’Est/Chatelet - Fréquence du dimanche au jeudi, toutes les 30 min, vendredi et samedi toutes les 10 min)

A pied·:
- 12 minutes depuis le métro Porte de Clignancourt
- 10 minutes depuis le métro Garibaldi

En voiture·: Pte de Clignancourt > Rue des Rosiers > Rue Charles Garnier

NOUVEAU > Le velib’ à Saint-Ouen·:
- Station rue blanqui ( rue parallèle à la rue Charles Garnier, cf plan)

plan_mdo_site_web

 

Joomla SEF URLs by Artio