Journées d'études SFE

Chaque année, la Société organise des journées d'étude (JETU) sur des thèmes liés à l'ethnomusicologie. Ces colloques constituent un lieu de rencontre privilégié pour les ethnomusicologues francophones.

Les 2-5 juillet 2015, Musée du quai Branly

Il s’agit de la première rencontre scientifique de ces deux institutions (et la première rencontre annuelle du BFE en dehors du Royaume Uni) Nous avons choisi de discuter du thème

Traversées et/ou maintien des frontières

Ce thème recouvre plusieurs espaces de réflexions et de questionnements encore en friche. De nos jours, pour les ethnomusicologues, la notion de « frontières » évoque une myriade de lignes concrètes, poreuses ou imaginées, tantôt remises en cause, traversées ou bien dissoutes. D’une part, les frontières suggèrent des délimitations nationales, légales et politiques – incluant les différences linguistiques et culturelles – qui, il fut un temps, dominèrent largement nos notions de Soi et de l’Autre. D’autre part, ces lignes évoquent la dualité abstraite qui forgea la musicologie comparative et les prémisses de l’ethnomusicologie, établissant des séries d’oppositions telles qu’occidental/non-occidental, passé/présent, sacré/profane, rural/urbain, traditionnel/moderne, oral/écrit ou encore féminin/masculin.

À travers le thème englobant de « frontières », nous appelons à des propositions de communication dans l'un des sous-thèmes suivants :

 

Les 24-26 mai 2013, Sorbonne Paris-4

L'analyse musicale des matériaux ethnomusicologiques est au cœur des préoccupations de nombreux chercheurs. Si elle ne semble pas être mise en question en tant que telle, des interrogations surgissent régulièrement quant à ce qu'il faut analyser, ce que l'on peut analyser, comment le faire et pour obtenir quel type d'information. L'évolution des technologies, l’orientation de champs de recherche ouverts sur des disciplines connexes, l'avancée des méthodes musicologiques et ethnologiques, et enfin le développement des connaissances des cultures musicales et de leur fonctionnement nous obligent à régulièrement revisiter cette question. Nous proposons donc ce thème aux Journées d'étude en nous concentrant sur trois perspectives particulières.

Les 23-25 mai 2014, Cité de la Musique, Paris

Voir programme complet: ICI

L'ethnomusicologie appliquée est une ethnomusicologie qui se veut impliquée, engagée dans une forme ou une autre de valorisation ou de coopération, voire d'engagement politique. Elle peut être tournée vers la conservation d'anciennes formes, de répertoires menacés, vers l'aide à la formation disciplinaire et à la mise en archives, ou vers le développement de moyens, de débouchés et de stratégies de communication inédits pour les musiques qu'elle investit et leurs interprètes. Ce travail peut bien sûr passer par la publication d'écrits et de documents audio ou audiovisuels, mais aussi par l'organisation de concerts, de festivals, de « résidences » ou de stages de pratique musicale. Il peut aussi s'exercer sur le terrain, intégré par exemple à des projets de développement économique ou de tourisme culturel.
Il est entendu que de telles initiatives soumettent la musique à différents processus de reformatage correspondant à ses nouveaux cadres de production. Il ne s'agit pas de voiler ces paramètres, mais au contraire de les faire connaître en tant que tels, voire de les revendiquer, en assumant leurs éventuelles conséquences sur le rôle et l'esthétique des pratiques musicales. De telles actions peuvent être menées essentiellement selon trois axes :
– sur le terrain, dans les sociétés d'origine de ces musiques, auquel cas elle suppose un dialogue soutenu dans leur mise en œuvre avec divers acteurs et organismes locaux ;
– parmi les populations migrantes, pour autant qu'elles le souhaitent ;
– vers le monde extérieur, à travers un travail de transmission des savoirs et des savoir-faire, de diffusion et de médiation culturelle visant à faire connaître ces musiques hors de leurs frontières culturelles ordinaires.

15-17 juin 2012, Eymoutiers

     Région Limousin     

 Journées d'études organisées avec le soutien de la région Limousin.

Programme : cliquez ICI pour la version complet en PDF

Les grandes théories de lhumour sappuient généralement sur l'expression verbale (littérature, « histoires drôles », etc.), limage (peinture, dessin humoristique, etc.) ou sur les jeux d'acteurs (comique de théâtre, de cinéma, clowns, etc.). Il est plus rare quelles traitent du son. Quelle est la capacité de ce média à créer des effets humoristiques ? L'humour, comme la musique, est une faculté qui se déploie différemment selon les cultures, mais que l'on s'attend à retrouver dans toutes les sociétés humaines. Un regard anthropologique permet-il de dégager des axes de comparaison entre humour et musique ?

Joomla SEF URLs by Artio