Dimanche 3 juin 2018 à 17h. au Salon de lecture Jaccques Kerchache, Musée du quai Branly-Jacques Chirac, dans  le cadre de l'exposition "Enfers et fantômes d'Asie".  

 Aspects spectaculaires et mises en scène des pratiques mortuaires au Tibet par Nathalie Gauthard.

L’aire culturelle tibétaine possède un large spectre de croyances et de pratiques funéraires. Le succès du thème de la mort s’illustre par une abondante production littéraire, religieuse, philosophique et iconographique. L’un des textes murder mask

murder mask
les plus célèbre en Occident est le Livre des morts tibétain, le Bardo-Thödol, un texte conçu pour guider la conscience à travers les processus de la mort et de la renaissance, publié en 1929 par Evans-Wentz. Véritable succès d’édition en Occident, non démenti jusqu’à nos jours notamment grâce à son commentaire psychologique par Carl G. Jung en 1935, ce texte rituel n’est malgré tout qu’un des nombreux pans de la production littéraire religieuse issu du bouddhisme tibétain vajrayana puisqu’il n’appartient qu’à la tradition des Nyingmapa, une des branches du bouddhisme tibétain. Outre ce texte, d’autres pratiques funéraires sont également connues du grand public, popularisées par le cinéma ou par un tourisme de masse en recherche de frisson, telles que les « funérailles célestes » qui consistent en la découpe d’un cadavre donné en pâture aux vautours.

Cette conférence exposera la complexité, ainsi que la sophistication des rituels tibétains, hétérogènes selon les aires géographiques.

Par Nathalie Gauthard, ethnoscénologue et membre de la société française d’ethnomusicologue. Elle est l’auteur de plusieurs publications sur le théâtre, la danse et la musique au Tibet et au Népal, notamment d’un article récent « La mort n'est qu'une pensée. Rites et croyances au Tibet », Jouer la mort. Rituels funéraires, International de l'Imaginaire n°30, Babel, Editions Actes Sud, 2017.

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