Séminaires

De septembre 2016 à juin 2017

Le séminaire de recherche interdisciplinaire GeAcMus est destiné à la formation mutuelle des participants aux objectifs et méthodes des disciplines impliquées. Il est le lieu de formation mutuelle entre tous les partenaires et sera ouvert aux étudiants avancés et chercheurs qui souhaitent y participer.

Le Séminaire d’études ethnomusicologiques de Paris Sorbonne est rattaché à l’Institut de Recherche en Musicologie IReMUS UMR 8223.

Le séminaire doctoral en ethnomusicologie s’inscrit dans le cadre de l’École doctorale Concepts et langages.

Il réunit enseignants-chercheurs (Jérôme Cler, MCF, Yvonne Duong, ATER, François Picard, PR), doctorants, post-doctorants et chercheurs associés.

Il se réunit en séminaire doctoral et postdoctoral deux fois par mois (treize séances annuelles). Les vendredis des semaines paires de 16 h à 18 h ­— centre universitaire Clignancourt — salle 134

Séances restantes:

27 janvier (GeAcMus)

10 février (Seem-PS)

24 février (GeAcMus dernière séance)

10 mars (Seem-PS)

24 mars (Seem-PS)

21 avril (Seem-PS)

5 mai (Seem-PS)

Séminaire de formation à la recherche en ethnomusicologie

Musée de l'Homme, 17 place du Trocadéro, 75116 Paris 3e étage, Salle Henri Breuil

Ce séminaire s'adresse à tous les étudiants ayant comme objet de recherche la musique ou sa pratique dans des contextes traditionnels ou populaires. Il vise les ethnomusicologues ainsi que les ethnologues, les musicologues ou toute personne travaillant dans le domaine de la littérature orale.

La construction de l'objet d'étude, la recherche d'une méthodologie adaptée à sa problématique et la mise en pratique d'une approche interdisciplinaire des phénomènes musicaux sont au centre de l'enseignement. Ce dernier prend appui sur des études de cas concrets issus des recherches des participants.

Le séminaire a lieu une à deux fois par mois le vendredi de 10h à 13 h à l'adresse ci-dessus. Contact Susanne Fürniss furniss@mnhn.fr

• vendredi, 24 février 2017 : Henri Boutin : "Titre à préciser"

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Paris chaâbi : Mémoire et identité dans la diaspora algérienne - Christopher Orr

Séminaire du CREM - lundi 6 mars, de 14h à 16h à la MAE, Université Paris Ouest Nanterre

 

Cette intervention examinera la présence et l’impact du genre de musique populaire algérienne appelé chaâbi à Paris. À partir d’une enquête ethnographique, je montrerai comment la performance de cette musique en France crée et maintient une identité culturelle distincte qui est imprégnée de nostalgie et au même temps placée dans les réalités actuelles de la vie en diaspora. En utilisant les théories de la mémoire multidirectionnelle, du rituel et de la nostalgie, ma recherche explore la capacité des expériences performatives communales de construire et transmettre les notions de patrimoine commun, traversant ainsi les ruptures de l’espace et du temps.

Le chaâbi est apparu pendant la première moitié du XXe siècle, issu d’un mélange entre la poésie maghrébine melHûn et la musique arabo-andalouse. Entre la Première Guerre mondiale et l’indépendance de l’Algérie, les sons de cette musique ont résonné dans presque tous les cafés de la Casbah à Alger. A la fois accessible et innovant, et enraciné dans les traditions régionales, le chaâbi représentait la réalité en évolution en Algérie. Le chaâbi a été transformé par les influences culturelles étrangères, une crise d’identité sous l’action du gouvernement colonial, ainsi que des changements démographiques massifs qui ont donné lieu à la croissance des centres urbains. De plus, le développement de chaâbi a correspondu au pic de l’immigration algérienne en France pendant les années cinquante. Cette musique contient ainsi des évocations poignantes de la terre natale pour cette génération des immigrés, dans lesquelles une époque particulière est opposée de manière nostalgique aux années à l’étranger. Pour les générations suivantes, l'intérêt soutenu pour cette musique témoigne d'un désir répandu de se rapprocher d’un patrimoine culturel distinct, au sein d'une double subjectivité franco-algérienne.

Christopher Orr est doctorant en musicologie à la Florida State University, boursier de la bourse Chateaubriand de l’Ambassade de France aux États-Unis, et rattaché au CREM comme chercheur extérieur pour l’année 2016-2017.

Recitation hizb Casablanca

Recitation hizb Casablanca

La cantillation du Coran : une forme esthétique sous le signe impérieux du sacré

Avec Anis Fariji

Séminaire du CREM du lundi 27 mars, de 14h à 16h à la MAE, Université Paris Ouest Nanterre

 

La cantillation du Coran représente une forme vocale singulière dans les cultures de l’islam. Sa singularité réside dans le fait que la dimension sacrée qui la définit essentiellement, s’imprime dans sa propre structure. D’un côté, le Texte sacré exige que son être sonore soit immédiatement distingué de toute parole prosaïque, profane ; sa déclamation délimite alors son propre espace, en le ritualisant, de même qu’elle se dote d’une apparence esthétique immanente qui ainsi  l’ « enchante ». Mais d’un autre côté, cette même dimension sacrée du Texte oblige à ce que sa déclamation soit la plus transparente, qu’elle ne souffre d’aucune corruption sonore, ni que son revêtement esthétique n’obstrue son aperception. Cela expliquerait, par ailleurs, toute la controverse doctrinale que la cantillation du Coran n’a cessé de susciter, notamment en ce qui concerne la limite entre le religieux et le « musical ».
       Cette intervention tentera d’examiner dans quelle mesure la dimension sacrée de la récitation du Coran, telle qu’elle apparaît dans son ambivalence, détermine sa forme aussi bien vocale que rituelle. J’en présenterai deux types (très) différents : la récitation collective dite du ḥizb, que j’ai observée dans les mosquées au Maroc, et la récitation hautement mélodisée dite muǧawwad, d’après un enregistrement du récitant égyptien Mohamed Helbawy (1946-2013).


Anis Fariji est docteur en musicologie et chargé de cours à l’Université Paris 8.

Séminaire de formation à la recherche en ethnomusicologie

Musée de l'Homme, 17 place du Trocadéro, 75116 Paris 3e étage, Salle Henri Breuil

Ce séminaire s'adresse à tous les étudiants ayant comme objet de recherche la musique ou sa pratique dans des contextes traditionnels ou populaires. Il vise les ethnomusicologues ainsi que les ethnologues, les musicologues ou toute personne travaillant dans le domaine de la littérature orale.

La construction de l'objet d'étude, la recherche d'une méthodologie adaptée à sa problématique et la mise en pratique d'une approche interdisciplinaire des phénomènes musicaux sont au centre de l'enseignement. Ce dernier prend appui sur des études de cas concrets issus des recherches des participants.

Le séminaire a lieu une à deux fois par mois le vendredi de 10h à 13 h à l'adresse ci-dessus. Contact Susanne Fürniss furniss@mnhn.fr

• vendredi, 31 mars 2017 : Camille Oloa Biloa : "Les pratiques de partage d'une société égalitaire: émotions et performance chez les Pygmées Mbendjele (Congo-Brazzaville)"

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