Actualités de l'ethnomusicologie

Ville-monde, Bruxelles est le lieu d’existence de répertoires musicaux d’une grande diversité, pratiqués par des personnes en situation de migration, ancienne ou récente, proche ou lointaine. Comment ces musiques évoluent-elles, se transforment-elles, se transmettent-elles dans la capitale de l’Europe ?

Le centre culturel de Ganshoren, la Faculté de Philosophie et sciences sociales, le Laboratoire de Musicologie (ULB) et l’Ecole doctorale ED3LA (Universités de Lyon et Saint-Etienne, France) organisent le 21 mars prochain une journée d’étude et d’échanges consacrée aux musiques migrantes à Bruxelles.

Cette journée d’étude et d’échanges rassemblera chercheurs/euses, acteurs associatifs et représentants du monde institutionnel. Elle permettra de présenter et d’échanger les connaissances disponibles sur les musiques migrantes à Bruxelles, de questionner les pratiques académiques et institutionnelles et d’envisager les possibilités futures pour améliorer la visibilité et la valorisation de ces patrimoines musicaux bruxellois.

Une journée organisée dans le cadre du Festival Music Made in Brux-ELLES, organisé en collaboration avec le Centre Bruxellois d'Action Interculturelle, La Concertation – Action culturelle bruxelloise, le Centre culturel d'Etterbeek Le Senghor et la Centre culturel Bruxelles Nord - Maison de la création. Programme complet : musicmadeinbrussels.wordpress.com

Avec des interventions de Stéphanie Weisser (ULB), Hélène Sechehaye (ULB-Université Jean Monnet, Saint-Etienne), Nicolas Prévôt (Paris X), Mélaine Lefront et Laura Jouve-Villard (CMTRA).

Comité scientifique : Stéphanie Weisser (ULB), Hélène Sechehaye (ULB-Université Jean Monnet, Saint-Etienne), Anne Damon-Guillot (Université Jean Monnet, Saint-Etienne)

Entrée libre

Infos et réservations (recommandées) : 02 420 37 27 – info@lavillaculture.be

Où ? Université Libre de Bruxelles,Campus du Solbosch -  Bibliothèque des Sciences Humaines, local NB.2.VIS - Avenue Paul Héger – 1050 Bruxelles.

 

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Encart Journee Simha Arom

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Journée d'étude du Département Musicologie et Analyse, en hommage à Simha Arom


"Simha Arom, ethnomusicologie, musicologie et création musicale"

Programme : ici


Le jeudi 1er février 2018
au CNSMDP
Salle d'Orgue de 9h30 à 12H30 et de 14h à 17h30
Entrée gratuite sans réservation

MIAO HUI - Fêtes aux temples et cultures populaires à Taïwan

Exposition

En partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères de Taïwan, cette exposition itinérante est accueillie conjointement à Vitré par la Maison des Cultures du Monde et le Centre culturel Jacques Duhamel dans le cadre du 21ème Festival de l'Imaginaire.
Taïwan est un creuset de religions et d’affiliations. Par le passé, les peuples aborigènes de l’île avaient un système de croyances baigné par les esprits, les dieux, les symboles sacrés et les mythes. Les Chinois du continent, venus des actuelles provinces du Guangzhou et du Fujian, apportèrent avec eux le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. En se mêlant et en évoluant avec le temps, ces croyances aboutirent aux traditions populaires qui existent aujourd'hui à Taïwan et que l'on perçoit le mieux lors des fêtes religieuses dans les temples taïwanais, appelées « Miao Hui ».

Des photographies et des peintures, des documents audiovisuels et des objets permettent de s'immerger le temps d'une visite dans ces traditions millénaires méconnues en France mais bien vivantes à Taïwan. Ainsi le Centre culturel Jacques Duhamel accueille un véritable palanquin, tandis qu'à la Maison des Cultures du Monde, on peut formuler ses vœux aux dieux du panthéon taïwanais et tenter sa chance avec la machine à prédire l'avenir !

À la Maison des Cultures du Monde - CFPCI
Prieuré des Bénédictins, 2 rue des Bénédictins - 35500 Vitré
Renseignements : 02 99 75 82 90
Entrée libre du mardi au dimanche de 14h à 18h

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Avec la musique comme fil conducteur, embarquez pour un voyage inédit et passionnant à la découverte des grandes civilisations de l'Antiquité : l'Orient, l'Égypte, la Grèce et Rome.
Miraculeusement préservés, des vestiges d'instruments de musique, des bribes de notations musicales et de magnifiques représentations de musiciens nous mettent à l'écoute de 3000 ans d'histoire. Des tablettes mésopotamiennes aux reliefs monumentaux romains, en passant par les papyrus et sarcophages égyptiens ainsi que les vases grecs, l'exposition rassemble près de 400 oeuvres d'une grande diversité. Pour la première fois, découvrez des mondes sonores à jamais disparus et écoutez le plus ancien chant connu à ce jour dans le monde !

Le propos de l'exposition 

Dans les sociétés anciennes, la musique est omniprésente. L'exposition « Musiques ! Échos de l'Antiquité » invite à parcourir, en suivant
ce fil conducteur, quatre aires culturelles majeures de l'Antiquité : l'Orient, l'Égypte, la Grèce et Rome.
Le cheminement permet de découvrir que la musique est partout adossée au pouvoir. Présente sur les champs de bataille, elle résonne également dans les temples ; elle est l'auxiliaire du sacré et ses effets magiques dépassent le seul plaisir esthétique de l'audition.
L'enjeu de cette exposition est de faire connaître l'importance de cet extraordinaire patrimoine musical et de montrer la diversité de son usage culturel, de l'Iran à la Gaule. Grâce aux riches apports de la recherche actuelle, elle vise à recomposer les paysages sonores de chaque culture, c'est-à-dire l'ensemble des sons alors perçus et leur interprétation.

Le parcours de l'exposition 

Section 1
> Les sonorités antiques, un monde à jamais disparu ?


Imaginez qu'il ne reste dans 2000 ans que quelques partitions de Mozart, des bribes de chansons de Brel et des instruments de musique cassés pour illustrer la musique occidentale. C'est en quelque sorte la situation à laquelle sont confrontés aujourd'hui les spécialistes des musiques de l'Antiquité qui ne disposent que d'éléments lacunaires, tant en ce qui concerne les rares « partitions » que les instruments, découverts brisés dans les tombes, les maisons ou les sanctuaires. Restent les textes, fort nombreux, et les milliers d'images qui montrent les scènes de la vie musicale et invitent le chercheur à recomposer l'environnement sonore de chaque culture avec les dernières avancées de la recherche. Si les sociétés antiques partagent en apparence certains instruments de musique et certaines pratiques, ces dernières témoignent avant tout de formes d'expression musicale qui leur sont propres...

Section 2
> L'oreille des dieux


Dans des sociétés où le sacré irrigue chaque moment de la vie quotidienne, tout est bon pour capter l'oreille des dieux et susciter leur bienveillance : prières, chants, incantations, hymnes et bruits rituels. Dans le domaine du divin, la musique est partie intégrante du rite à travers les sacrifices, les processions et les fêtes religieuses. Elle est censée opérer comme un médium privilégié, parce que l'on prête à certaines divinités une relation étroite avec les sons : en Mésopotamie, le dieu Ea invente les incantations, chez les Égyptiens, la déesse Hathor préside aux réjouissances au son du sistre et du tambourin et, dans la civilisation gréco-romaine, Apollon à la lyre est par excellence le dieu musicien et poète. L'instrument de musique est souvent un attribut, voire une invention de la divinité et, à ce titre, il est fréquemment déposé comme ex-voto dans les sanctuaires.

Section 3 
> Les sons du pouvoir


Le son fait partie de l'apparat du pouvoir et participe à la mise en scène de l'autorité. De nombreux musiciens et musiciennes sont ainsi au service des puissants, de l'État et de la cité. Dans les monarchies antiques, ils sont chargés d'animer la vie de cour, de rythmer les cortèges, d'exalter la puissance divine du souverain, d'accompagner son effort de guerre aux accents de la trompette ou au rythme des percussions. En Orient et en Égypte, les membres de la famille royale sont des acteurs à part entière du culte et ils participent à sa dimension sonore. Omniprésente dans les rituels civiques, la musique contribue au fonctionnement des sociétés anciennes jusqu'à devenir, dans la culture grecque, nécessaire à la formation du citoyen. Dans le monde gréco-romain, elle offre une représentation harmonieuse de la cité à travers processions et concours. Ces démonstrations publiques trouvent un nouveau souffle dans les triomphes qui célèbrent la grandeur de Rome.

Section 4 
Le pouvoir des sons


La musique affecte nos sens : vive et légère, elle incite à la danse ; lente et triste, elle invite à la mélancolie. Les Anciens sont convaincus de sa capacité à toucher aussi bien l'âme que le corps, au point qu'il existe une théorie dans la philosophie grecque sur les pouvoirs de la musique. Selon les effets qu'elle produit, la musique est tantôt recommandée pour protéger ou guérir, tantôt proscrite comme dans le culte d'Osiris en Égypte. Elle accompagne les individus dans certaines circonstances de la vie, notamment dans les rites de passage en lien avec la naissance et la mort. Elle permet d'exprimer des émotions parfois violentes ou d'apporter un réconfort dans le deuil. La musique a une dimension magique à travers le son des objets en bronze tels que clochettes, cymbales, grelots et gongs. Ces sonorités peuvent être mobilisées dans certains rituels de séduction ou au contraire d'exécration de l'ennemi.

Section 5 
> Les métiers de la musique


La pratique musicale permet de distinguer clairement l'amateur du professionnel dont l'activité s'apparente à un véritable métier : le musicien suit un apprentissage, acquiert gestuelle et techniques de jeu, transmet son savoir et reçoit une gratification. Parmi les musiciens de métier, il est possible de distinguer les « vedettes », récompensées par les souverains et les cités, des simples exécutants qui ont pour fonction essentielle d'accomplir les rites ou d'animer les banquets. Les femmes peuvent aussi vivre de cet art, mais restent souvent cantonnées dans les palais en Orient et dans les temples en Égypte. Certaines réussissent à en faire profession, parfois au prix d'une réputation sulfureuse. Quant au métier de luthier, il n'est attesté que dans le monde gréco-romain, mais l'observation des vestiges témoigne pourtant de l'incroyable savoir-faire des artisans et de la richesse des matériaux employés dans la fabrication des instruments.

Section 6
> Des instruments qui voyagent


La Méditerranée n'a cessé d'être un espace d'échanges et de circulations entre Orient et Occident. Les musiciens se déplacent à l'occasion de migrations et d'ambassades, de concours et de récitals. Ils sillonnent routes et mers avec leurs instruments et contribuent à vulgariser techniques de jeu et nouvelles sonorités. Le circuit de diffusion des instruments de musique est une question complexe qui ne peut se résumer à de simples déplacements. L'exemple de la harpe attestée au 3e millénaire avant J.-C. aussi bien en Égypte qu'en Orient montre qu'on ne peut parler d'un foyer unique à partir duquel l'instrument se serait répandu. D'autres cas de figures témoignent de ces dialogues entre civilisations : l'île de Chypre, au coeur des échanges méditerranéens, est traversée par différents courants musicaux ; Alexandrie, fondation grecque en Égypte, donne naissance à une culture musicale forte et invente un tout nouvel instrument, l'orgue hydraulique, lointain ancêtre de l'orgue d'église, appelé à connaître un grand succès dans l'Empire romain.

Commissariat :
Sibylle Emerit, ancien membre de l'Institut français d'archéologie orientale, CNRS UMR 5189 HISOMA ; Hélène Guichard, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes ; Violaine Jeammet, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines ; Sylvain Perrot, ancien membre de l'École française d'Athènes, Académie de Strasbourg ; Ariane Thomas, musée du Louvre, département des Antiquités orientales ; Christophe Vendries, université de Rennes II ; Alexandre Vincent, ancien membre de l'École française de Rome, université de Poitiers; Nele Ziegler, CNRS UMR 7192.

Scénographie :
Atelier AtoY - Naori Yamazoe et Chiaki Yatsui.

Informations pratiques :
Au Musée Louvre Lens
Exposition du 13 septembre 2017 au 15 janvier 2018.
Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi.
Fermée le 25 décembre et le 1er janvier.
Gratuit pour les moins de 18 ans / 18-25 ans : 5 € / tarif plein : 10 €.

http://www.louvrelens.fr/musique-et-sons-de-l-antiquite

Raphaël Blanchier soutiendra sa thèse intitulée "Les danses mongoles en héritage : performance et transmission du bii biêlgee et de la danse mongole scénique en Mongolie contemporaine", dirigée par M. Houseman et co-encadrée par C. Stépanoff, le 22 juin 2018 à 14h, en salle 01, Maison des Sciences de l'Homme, 54 Bd Raspail, 75006 Paris. Elle sera suivie d'un pot en salle 09.

Les membres du jury sont : M. Houseman (DE, EPHE, directeur), C. Stépanoff (MCF, EPHE, co-encadrant), C. Humphrey (Pr., University of Cambridge, rapporteur), G. Wierre-Gore (PU, Université Clermont-Auvergne, rapporteur), J. Legrand (PU, INALCO), G. Lacaze (PU, Sorbonne université), C. Guillebaud (CC, CNRS)
Résumé
 
Au croisement de l’anthropologie sociale et des arts du spectacle, cette thèse est consacrée à la transmission dans les danses mongoles en Mongolie contemporaine. En abordant l’étude de la performance dansée sous l’angle de la transmission, l’objectif principal de ce travail est de comprendre le rôle des danses dans l’engendrement d’un sentiment d’appartenance national. D’une part le bii biêlgee, danse des Oirad (Mongols de l’ouest), inscrit au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, est intimement associé, par ses évocations mimées, au mode de vie pastoral nomade. D’autre part, la « danse mongole scénique », qui en constitue la version professionnelle, donne à ces représentations stéréotypées une légitimité nationale et internationale. Mon analyse des gestes dansés, des institutions, des pratiques de transmission et de performance montre que l’efficacité des danses mongoles repose moins sur les représentations qu’elles véhiculent que sur les conditions relationnelles qu’elles mettent en place. Les apprentissages que j’ai observés, et auxquels j’ai pu participer, visent moins la formation physique des danseurs que la légitimation graduelle de ceux qui font montre d’un talent remarquable à se produire en public. Capable, par son art de la performance, de susciter des modalités de participation spécifiques chez les spectateurs, le danseur apparaît alors comme un spécialiste quasirituel. Délégué du groupe dont il est l’émanation légitime, il déploie ainsi dans le même acte performatif la mise en danse de la culture mongole et la légitimation de celle-ci comme un des fondements de la « mongolité ». 
Mots Clés ​: Danse, transmission, performance, nation, patrimoine, Mongolie

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Abstract ​
 
Drawing on both social anthropology and performing arts, this thesis deals with the transmission of Mongolian dances in contemporary Mongolia. By studying danced performance from the perspective of transmission, the main purpose of this work is to understand the role dance plays in building up feelings of national belonging. On the one hand, biy biyelgee, the traditional dance of the Oirats (Western Mongols), included on the UNESCO List of Intangible Cultural Heritage, is closely linked to the nomadic pastoral lifestyle by virtue of the mimed gestures it incorporates. On the other hand, what may be called ‘scenic Mongolian dance’, the professionalized version of biy biyelgee, confers national and international legitimacy on these stereotyped representations. My study of danced movements, the institutions and practices underlying the transmission and performance of Mongolian dances shows that their efficacy stems less from the representations they convey than from the relational conditions they establish. The dance trainings I was able to observe, and sometimes take part in, are oriented less towards the learning of bodily techniques than towards the gradual legitimization of those who exhibit an outstanding talent for performing in public. The dancer, on the strength of his performative abilities, is thus able to elicit specific modes of participation from the audience, making him/her into a quasi-ritual specialist. As the legitimate emanation of the group which he/she publicly represents, the dancer, in the same performative act, both embodies Mongolian culture through dance and establishes it as a constitutive element of “Mongolness”.  ​
Keywords : Dance, transmission, performance, nation, heritage, Mongolia

Cette rubrique recense quelques publications des membres : livres, disques, outils multimedia, etc. Les travaux financés par la Société sont distingués dans la rubrique Publications.

Cette rubrique contient des appels pour des colloques, des publications collectives, des concours, des postes à pourvoir.

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