Actualités de l'ethnomusicologie

CoverLES ALTAIENS
CoverLES ALTAIENS
Les Altaïens, Peuple turc des montagnes de Sibérie

Clément Jacquemoud

Coéditions Musées Barbier-Mueller / Somogy éditions d'art

Édité à 1000 exemplaires en français et anglais, 200 p., 187 ill. couleur et 2 cartes géographiques. 

Résumé

La République de l’Altaï est située dans une région montagneuse des confins de la Sibérie, à la frontière de la Chine, de la Mongolie et du Kazakhstan. Elle abrite le petit peuple turc des Altaïens, réputé dans l’ethnographie pour son chamanisme, et pour avoir développé au début du XXe siècle un mouvement millénariste de grande ampleur, le bourkhanisme. Dans le contexte post-soviétique actuel, les Altaïens renouvellent leurs pratiques religieuses, qui se sont diversifiées, allant du « néo-chamanisme » au « néo-bourkhanisme », en passant par le bouddhisme et le christianisme évangélique. De grandes cérémonies collectives, fondées sur le cycle saisonnier, ont refait surface, tandis que le chant de gorge, autrefois employé dans la récitation rituelle de poésies épiques, résonne maintenant bien au-delà des frontières du petit territoire, et véhicule paradoxalement l’image de traditions exemptes de toute influence extérieure.
Cet ouvrage, tout en faisant ressortir les enjeux sociaux, politiques et environnementaux auxquels les Altaïens doivent aujourd’hui faire face, apporte un nouvel éclairage sur cette situation religieuse à la fois complexe et composite, alimentée par de multiples tensions, et qui n’avait pas retenu jusqu’à présent toute l’attention qu’elle mérite.

À propos de l'auteur

Clément Jacquemoud est doctorant en anthropologie à l'École Pratique des Hautes Études à Paris (Laboratoire GSRL). Il travaille depuis 2005 en République de l'Altaï avec les Altaïens. Ses travaux de recherche, basés en partie sur plus de trois années passées sur le terrain, portent sur le renouvellement de la pratique de la récitation des épopées en chant de gorge. Il mène parallèlement une analyse comparative des rituels au sein des divers mouvements religieux présents dans la région, tout en s'intéressant à l'impact du tourisme et de la politique fédérale russe sur le rapport des Altaïens à leur territoire.

Télécharger la table des matières et l'introduction:

https://www.academia.edu/17459591/Les_Alta%C3%AFens_Peuple_turc_des_Montagnes_de_Sib%C3%A9rie

Commander l'ouvrage: http://www.barbier-mueller.ch/store/index.php?dispatch=products.view&product_id=165

Livre d'Amine Beyhom sur le chant byzantin - page de garde

Livre d'Amine Beyhom sur le chant byzantin - page de garde
ISBN: 978-9953-0-3048-7

Pour acheter le livre, clicker sur ce lien.

Le nouveau livre d’Amine Beyhom sur le chant byzantin propose une approche comparative et analytique comportant une solution inédite pour le système théorique de Chrysanthos de Madytos.

A propos de l'auteur

Amine Beyhom est musicologue, spécialisé dans les théories de l’échelle et leurs applications pratiques en musique.

Il est l’auteur du livre de référence « Théories de l’échelle et pratiques mélodiques chez les Arabes – Une approche systématique et diachronique » dont le Tome I (sur quatre tomes) a été publié par Geuthner en Novembre 2010.

Auteur de plusieurs articles de fond sur les musiques modales, fondateur de deux revues musicologiques (dont la plus récente est NEMO-Online – http://nemo-online.org/) et directeur du CERMAA (Centre de Recherches sur les musiques Arabes et Apparentées – http://foredofico.org/CERMAA/) au Liban, il est également musicien et compositeur, et a produit plusieurs disques, concerts et festivals d’arts du spectacle via sa société de production Experimental Art Concept.

Titulaire en 2003 d’un doctorat, puis en 2010 d’une Habilitation à diriger les recherches de l’université de la Sorbonne – Paris IV, Amine Beyhom se consacre exclusivement depuis 2005 à l’enseignement de la musicologie et à la rédaction de ses ouvrages sur la musique.

 

Pourquoi un livre sur le chant byzantin arabe ?

Les relations entre la musique modale orientale et le chant byzantin ont été très peu explorées à ce jour, probablement pour des raisons de compartimentage des spécialisations artistiques au sein des communautés religieuses au Proche et Moyen-Orient(s), mais également à cause de la nature liturgique, exclusive, du chant byzantin. 

Il est néanmoins certain que des interactions nombreuses ont existé (et continuent de l’être) entre musiques de cette région et ce, depuis probablement la plus haute Antiquité. Il n’en est que plus étonnant qu’aucune recherche sérieuse sur le sujet ne soit disponible actuellement, à part des articles épars constituant de maigres contributions, parfois contradictoires et souvent partisanes, à l’étude de ce domaine.

 

La diversité des patrimoines
La diversité des patrimoines
La diversité des patrimoines

Du rejet du discours à l’éloge des pratiques

 

Résumé

Le patrimoine a longtemps été étudié pour construire, analyser, penser, comprendre et interpréter un objet qui est fédérateur pour une nation, un groupe ou une communauté. Mais, avec l’accroissement de la mobilité spatiale, la fluidisation des frontières entre les États-nations, de même que les technologies de communication, cette vision essentialisant les faits patrimoniaux se heurte de plus en plus à des phénomènes de diversification identitaire. L’unicité patrimoniale fait place à la diversité des patrimoines.

Qu’en est-il de la rencontre ou de la coexistence des patrimoines fondés sur des références identitaires divergentes, alors que la patrimonialisation vise le plus souvent la stabilisation et l’affirmation identitaires au singulier ? De quelle façon le patrimoine s’articule-t-il sur le plan de la diversité ? Que révèle cette diversité sur les tendances idéologiques et culturelles des sociétés à l’étude et, plus encore, sur le patrimoine lui-même ?

Telles sont les questions que cet ouvrage collectif aborde au moyen d’études microethnographiques dans une multitude de contextes géoculturels et géopolitiques, allant des Amériques à l’Europe du Sud-Est en passant par l’Afrique. Plus précisément, cet ouvrage vise à dépasser les discours sur le couple patrimoine et diversité inscrits essentiellement dans une réflexion sur la migration et à transcender la territorialité géographique associée à celle-ci. Au-delà de la polyphonie patrimoniale, ce sont les défis territoriaux, sociaux, économiques, politiques et symboliques de la diversité patrimoniale qui sont interrogés.

2015, 232 pages, G4384, ISBN 978-2-7605-4384-3

couv histoire mh 452

couv histoire mh 452
Pour accompagner l'ouverture du Musée de l'Homme, paraît aux Éditions du Muséum national d'histoire naturelle / Éditions Artlys un ouvrage collectif dirigé par Claude Blanckaert et intitulé Le Musée de l'Homme. Histoire d'un musée laboratoire. Dans ce livre s'entrelacent l'histoire de l'institution, celle de l'émergence de disciplines comme l'anthropologie, la préhistoire ou l'ethnologie, celle aussi des femmes et des hommes qui en ont été les acteurs, parmi lesquels André Leroi-Gourhan, André Schaeffner, Yvonne Oddon, Germaine Tillion, Jean Rouch, et bien sûr Paul Rivet et Georges Henri Rivière, ses fondateurs. 

Le Musée de l’Homme, Histoire d’un musée laboratoire
Sous la direction de Claude Blanckaert
Éditions Artlys / Muséum national d’Histoire naturelle
300 pages environ
80-100 illustrations
39 euros
Parution : octobre 2015 

W260152

W260152

Corée
L'art du sanjo de cheolhyeongeum

Yu Kyung-hwa, cithare cheolhyeongeum
Lee Yong-koo, tambour janggu

À nouvelle musique, nouvel instrument : une cithare coréenne "hawaienne"…
Né à la fin du XIXe siècle, le sanjo est une suite pour instrument solo accompagné au tambour. Ce genre, plus que tout autre, incarne la musique traditionnelle des Coréens d’aujourd’hui, sans doute en raison de ses sonorités très contemporaines et de la virtuosité qu’il impose à ses interprètes.
Conçu à l’origine pour la cithare gayageum, le sanjo est très vite adopté par d'autres instruments traditionnels. Mais le musicien Kim Yeong-cheol va plus loin. Le succès mondial de la guitare hawaienne dans les années quarante lui donne l’idée d’une cithare hybride permettant un jeu en glissando. Il l'appelle cheolhyeongeum, la “cithare de Cheol”. Aujourd’hui encore, le timbre à la fois clair et profond des cordes de métal sonne de manière exotique aux oreilles des coréens habitués aux cordes en soie, et ses articulations mélodiques d’une extraordinaire souplesse rappellent aux connaisseurs un instrument indien comparable : la vichitra veena.
Dans la foulée, Kim Yeong-cheol dote l'instrument de son propre sanjo. Poussant l'instrument jusqu'à ses limites en jouant sur la variété expressive des modes musicaux coréens, il en propose une version particulièrement audacieuse et novatrice tout en lui conservant sa forme générale, tout d’abord méditative puis de plus en plus virtuose.
Cette pièce aux modulations incessantes est d'une grande difficulté. Yu Kyung-hwa est non seulement une des rares musiciennes maîtrisant parfaitement le cheolhyeongeum, mais elle est aussi la seule capable d'interpréter le sanjo de Kim Yeong-cheol dans son intégralité. On appréciera particulièrement la beauté de sa sonorité et sa virtuosité dans les mouvements rapides.

Pierre Bois

Un CD INEDIT/Maison des Cultures du Monde W260152
5 plages - 45 mn - notice 28 pages français/anglais - distribution SOCADISC.
Direction artistique, Kim Sun-Kook - Enregistrements, mixage, mastering : Jang Hyung-duk, Seo Jeong-Cheol, Jo Deun-deun - Auteurs : Yu Kyung-hwa, Kim Hae-sook, Pierre Bois.

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Cette rubrique contient des appels pour des colloques, des publications collectives, des concours, des postes à pourvoir.

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