Actualités de l'ethnomusicologie

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La polyphonie dans les Pyrénées gasconnes. Tradition, évolution, résilience.

Paris, L'Harmattan, Collection Anthropologie et musiques, 367 p.

37,50 €. ISBN : 978-2-336-00821-9

Dans les Pyrénées gasconnes, la polyphonie s’impose à tous, des messes dominicales jusqu’aux fêtes patronales. Jean-Jacques Castéret invite à découvrir une pratique sociale qui, loin de représenter un « loisir revivaliste », dessine un terrain à la fois très classique et post-moderne. De café en auberge, de fête en festival, au plus près des chanteurs, il s’attache à la compréhension des ressorts musicaux et humains de la polyphonie, ainsi qu’au sens des performances en perpétuelle reconstruction qui disent, tour à tour, l’humeur des communautés pyrénéennes ou l’aspiration individuelle et collective à une forme d’absolu.

L’auteur explore, au-delà, l’histoire de cette pratique résiliente : celle des processus de transmission des cinquante dernières années sur fond de mutation de la société traditionnelle. L’histoire en marche qui déroule ici, en léger différé, un passage générationnel. Une histoire pluriséculaire croisant, au XIXe siècle, la construction de l’imagerie pyrénéenne romantique et la mise en place de mécanismes précoces de patrimonialisation.

Entre musicologie et ethnomusicologie, anthropologie et histoire, Jean-Jacques Castéret revisite dans cet ouvrage les notions d’oral et d’écrit, de profane et de religieux, de populaire et de savant, découvrant la partie pyrénéenne d’un vaste archipel européen où faux-bourdon d’église, tombé aux oubliettes de l’histoire, et polyphonie profane se conjuguent depuis plus de cinq siècles.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39031

La thèse de Jeanne Saint-Sardos, intitulée S'affronter pour mieux unir : danseurs et musiciens d'Ayacucho (Pérou), dirigée par François Picard et soutenue le 17 décembre 2011 en Sorbonne, est désormais en ligne sur E-Sorbonne au lien qui suit :

http://www.e-sorbonne.fr/theses/s-affronter-mieux-unir-danseurs-musiciens-trois-danses-d-ayacucho-perou-0

Un carnet de recherche "Sciences et Voix" vient d'être ouvert. Il est animé par la communauté scientifique sur la Voix en France: http://voix.hypotheses.org

Vous y trouverez les informations actuelles sur les conférences, ateliers, les thèses, mémoires d'orthophonie et stages, des résumés d'articles, et toute autre information en lien avec les Sciences de la Voix.

Vous pouvez vous abonner en ligne à ce carnet, en allant sur la page d'abonnement aux Editions Ouvertes (Open Edition) du Cléo et en sélectionnant la plateforme "Hypotheses.org" et le carnet "Sciences et Voix" dans la liste proposée: http://search.openedition.org/indexalert.php?a=addsubscription

Cet abonnement gratuit vous permettra d'être tenu informé par email des publications du carnet.

Couv_Musiques_sacres
Couv_Musiques_sacres
Expressions musicales du sacré dans le monde

CD Enbiro / VDE-1386, 2012
en collaboration avec les Ateliers d’ethnomusicologie

24 plages, 70’, livret (56 p.), 20.- € + port

Les enregistrements réunis dans ce CD fournissent un panorama, certes incomplet, mais représentatif des expressions musicales du sacré dans le monde. Parfois intimistes et méditatives, parfois festives ou majestueuses, ces musiques nous invitent à partager une diversité souvent remise en cause par l’uniformisation culturelle engendrée par la mondialisation.

De nombreux héritages spirituels sont ici réunis, allant des monothéismes abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) aux traditions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme, shintoïsme), en passant par diverses expressions autochtones comme celle des Amérindiens, des Aborigènes australiens ou de différentes sociétés africaines (Bainuk du Sénégal, Pygmées du Congo, Xhosa d’Afrique du Sud…).

Un grand nombre de ces exemples musicaux proviennent d’enregistrements inédits, d’autres sont extraits de CDs publiés. Certains seront agréables à nos oreilles, d’autres pourront nous déconcerter, voire rebuter notre sens esthétique. Mais il serait vain de les aborder sous l’angle du simple plaisir de l’écoute : tel n’est pas leur but. Ces musiques sont ce qu’elles sont dans la mesure où elles répondent à un besoin et à une finalité qui, par définition, dépassent les caprices du goût.

AnnonceCD

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Un CD Ocora Radio France

LOS GAITEROS DE PUNTA BRAVA :
Sixto Silgado Paito, gaita femelle et voix soliste
Urián Sarmiento, gaita mâle, maraca et chœurs
Martin Oullié, tambour llamador
Daniel Silgado el Nane, tambour alegre
Joanis Silgado el Corzo, tambora et chœurs.

Sixto Silgado Paíto est le représentant d’une musique de gaitas (une flûte droite accompagnée des tambours alegre, llamador et tambora) vive et dynamique, qui a su préserver son expression d’origine tout en la nourrissant de sa sensibilité. Aujourd’hui revendiquée comme le résultat direct de la rencontre entre les trois peuples majoritaires de Colombie (Blancs, Noirs et Indiens), la musique de gaitas connaît une remarquable renaissance.

Clip de "La Dormilona", porro interprété dans le disque:

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Gaitero, agriculteur et artisan, Sixto Silgado Paíto est originaire d’un village «noir» des savanes des Montes de María sur la côte atlantique colombienne. Prolongeant la cordillère des Andes au nord du pays, cette chaîne montagneuse forme le cœur de la tradition de gaitas et de tambours de la Colombie. Paíto est l’un des derniers joueurs de gaita dont le style, le répertoire et l'esthétique sont restés très proches des genres musicaux «afro» originaires de la région.

Bien que le terme gaita désigne la cornemuse en Espagne et en Bulgarie, ainsi qu’un hautbois en Afrique du Nord, il s’agit en Colombie d’une flûte droite taillée à partir du cœur d’un cactus. La gaita se singularise par une facture héritée des peuples indiens de la Caraïbe : une tête faite d’un mélange de cire d’abeille et de char-bon végétal dans laquelle est inséré un calame (tube où souffle le gaitero) issue d’une plume de dinde, de canard ou de paon. On la joue en couple, mâle et femelle. Autre grand héritage indien, la gaita mâle est toujours jouée en association avec un hochet (maraca ou maracón) fait d’une calebasse vidée et remplie de graines séchées. Le machero joue d’une main la flûte et de l’autre la maraca.

Les gaitas sont accompagnées de trois tambours : l’alegre («joyeux»), le llamador («celui qui appelle») et la tambora. Les deux premiers sont joués avec les mains, sur une peau. Ils constituent «l’élément africain» par excellence. Le llamador est beaucoup plus petit que l’alegre, mais ils diffèrent surtout par leur fonction : le llamador porte l’ensemble, son jeu sobre et invariable appelant à la mesure en frappant le contretemps. Il s’oppose à l’alegre, dit joyeux car «bavard» : ce dernier exploite une grande variété de timbres et de motifs rythmiques, multipliant les divisions métriques. Dans le discours local, le llamador est le tambour mâle alors que l’alegre est femelle. Ce dernier entretient une relation très étroite avec la gaita femelle : «ils se cherchent mutuellement», dirait Paíto. La tambora (tambour à deux peaux percutées avec des baguettes) semble provenir d’Europe et n’est utilisée dans cette musique que depuis les années 1960.

Cette rubrique recense quelques publications des membres : livres, disques, outils multimedia, etc. Les travaux financés par la Société sont distingués dans la rubrique Publications.

Cette rubrique contient des appels pour des colloques, des publications collectives, des concours, des postes à pourvoir.

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