Parutions

Cette rubrique recense quelques publications des membres : livres, disques, outils multimedia, etc. Les travaux financés par la Société sont distingués dans la rubrique Publications.

Simha

Simha
Vrin - MusicologieS
288 pages - 12,5 × 18 cm
ISBN 978-2-7116-2573-4 - mars 2015

Cet ouvrage propose un guide destiné à aider les ethnomusicologues – étudiants ou professionnels – à préparer et à conduire leurs recherches. Il contient l’essentiel des recommandations pratiques concernant le matériel dont il convient de se munir et les comportements qu’il est préférable d’adopter sur le terrain. Il ne fournit aucune « recette », mais vise à faire réfléchir sur les conditions et les implications de la recherche ethnomusicologique, sur les manières dont elle peut être rendue la plus fertile possible. Situé dans la perspective d’une « musicologie générale » qui s’intéresse à toutes les musiques sans exclusives, il insiste sur le caractère indissociable de la collecte, de la description et de l’analyse. Il aborde les problèmes des relations avec les musiciens – notamment en ce qui concerne leurs droits de propriété artistique – et présente diverses techniques d’analyse. À partir de la pratique, c’est sur la théorie de la musique, sur ses dimensions cognitives et sur les possibilités de l’utiliser comme « analyseur social » qu’ouvre ce livre, sans jamais cesser d’être ancré dans le travail de « terrain » dont des encadrés donnent un grand nombre d’exemples concrets.

 

L'Académie Charles Cros a décerné le 28 mars un "Coup de Coeur" (catégorie "Musiques du Monde") à l'ouvrage Histoire de l'ethnomusicologie en France (1929-1961) (Brice Gérard, Collection "Histoire des sciences humaines", L'Harmattan, 2014). 

W260151

W260151
Égypte
Hymnes de l'Église copte orthodoxe
Chœur de l'Institut d'Études Coptes

premier chantre : Gad Geris
direction : Michael Ghattas

Issue de la prédication de saint Marc à Alexandrie, l’Église copte orthodoxe porte en elle le souvenir d’une civilisation prestigieuse, celle de l’Égypte antique. Accompagnée de cette aura de mysticisme, la musique du rite copte a longtemps préoccupé les orientalistes et autres voyageurs, persuadés que cette tradition musicale plurimillénaire est née du giron de l’Égypte pharaonique et demeurée inchangée des siècles durant.

Cet album propose un panorama des hymnes solennelles chantées à la messe dominicale et lors des grandes fêtes, généralement en copte, langue liturgique dérivée de l’égyptien ancien. Ce sont des prières ou des psaumes, complétés de longues et savantes vocalises et pouvant être accompagnés par la pulsation d'un triangle et les chocs et frottements alternés d'une paire de cymbales pour galvaniser les chanteurs. Comme dans beaucoup d'autres Églises d'Orient, la liturgie copte est presque intégralement chantée par le prêtre, les diacres et le chantre.

Le premier chantre décrété garant de la tradition musicale copte fut Mikhail Girgis El-Batanuni (1873-1957). Le chœur enregistré dans ce disque s’inscrit dans cette lignée. Son chef, le professeur Michael Ghattas qui dirige l’enseignement musical à l’Institut d’études coptes, tient pour essentiel de transmettre avec un respect indéfectible ces hymnes liturgiques. Il a ainsi rassemblé séminaristes, prêtres, diacres et chantres en un seul chœur qui se produit à la cathédrale copte orthodoxe du Caire lors des grandes festivités officiées par le pape Tawadros lui-même. Le reste de l’année, chaque chanteur est dans sa propre paroisse.

L'autre moteur de ce chœur est le chantre Gad Geris, qui jouit d'une grande notoriété au Caire et vient d'être désigné comme le digne successeur d'El-Batanuni.

Séverine Gabry-Thienpont

Un CD INEDIT/Maison des Cultures du Monde W260151
11 plages - 78 mn - notice 28 pages français/anglais - distribution SOCADISC.
Enregistrement : Rainer Engel (IMA). Auteur : Séverine Gabry-Thienpont.

Plus d'infos, écouter des extraits, voir des photos, acheter le CD, le télécharger

Jackson:University Press of Mississippi, 2015.

Résumé:

Sara Le Menestrel analyse le rôle de la musique dans la gestion de la différence et invite à repenser certaines représentations associés à la musique franco-louisianaise. Son livre s'attache à mettre en lumière les interactions entre noir et blanc, entre le rural et l’urbain, entre différenciation et créolisation, entre le local, le national et le global. Il situe la musique franco-louisianaise au-delà des identifications ethniques et raciales et souligne l'importance de l"identification régionale. La généalogie musicale et les catégories en usage dans le répertoire franco-louisianais sont légitimées par un imaginaire racial omniprésent, soulignant l’ascendance africaine et européenne comme des facteurs de distinctions inébranlables. On observe néanmoins une oscillation permanente entre, d’une part, la métaphore du mélange, de l’adaptation et de la créativité et d’autre part, la rhétorique des origines et la naturalisation de la différence. L'auteur montre de quelles façons les musiciens naviguent entre des identifications, des styles musicaux et des héritages multiples tout en insistant sur l'impact des logiques marchandes, de l'ascension sociale et de la mobilité géographique sur leurs carrières et leurs choix artistiques. Elle met également en relief le rôle des amateurs de musique franco-louisianaise implantés dans la région dans l'évolution du statut de cette musique et dans sa reconfiguration à l'échelle tant locale que nationale.

Collection « Histoire des sciences humaines », L’Harmattan. 

L’ethnomusicologie est souvent définie comme la discipline qui étudie les pratiques musicales considérées comme exotiques ou populaires. En France, ce domaine de savoir fut institutionnalisé en 1929, quand André Schaeffner intégra le Musée d’ethnographie du Trocadéro pour y fonder un Service d’organologie et devenir ainsi le responsable des instruments de musique présents dans les collections. En 1961, un séminaire consacré à l’ethno­musicologie était fondé au sein de l’École pratique des hautes études et illustrait particulièrement la dimension collective de ce savoir.

Entre ces deux dates, l’histoire du domaine révèle des différenciations successives.  Sur le plan institutionnel, la double fondation du Musée de l’Homme et du Musée des arts et traditions populaires en 1937 fut ainsi l’origine d’un partage durable entre l’étude des musiques « traditionnelles » de tous les continents et celle des musiques populaires françaises. Sur le plan méthodologique, la nature des relations avec les informateurs ou par ailleurs l’importance respective accordée à l’observation ethnographique ou à l’enre­gistrement sonore devaient déterminer les contours de différents projets scientifiques. Plus globalement, l’évocation des travaux d’André Schaeffner, de Gilbert Rouget, de Claudie Marcel-Dubois ou de savants en marge des institutions parisiennes est donc l’occasion de comprendre les façons diverses dont les pratiques musicales furent étudiées.

En distinguant plusieurs modes d’accès à la connaissance des musiques découvertes à travers le monde, cet ouvrage analyse et contextualise l’évo­lution de l’ethnomusicologie, à partir d’une documentation le plus souvent inédite et en renvoyant régulièrement à des archives sonores.

Voir cet ouvrage sur le site de l'éditeur.

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