Parutions

Cette rubrique recense quelques publications des membres : livres, disques, outils multimedia, etc. Les travaux financés par la Société sont distingués dans la rubrique Publications.

Jackson:University Press of Mississippi, 2015.

Résumé:

Sara Le Menestrel analyse le rôle de la musique dans la gestion de la différence et invite à repenser certaines représentations associés à la musique franco-louisianaise. Son livre s'attache à mettre en lumière les interactions entre noir et blanc, entre le rural et l’urbain, entre différenciation et créolisation, entre le local, le national et le global. Il situe la musique franco-louisianaise au-delà des identifications ethniques et raciales et souligne l'importance de l"identification régionale. La généalogie musicale et les catégories en usage dans le répertoire franco-louisianais sont légitimées par un imaginaire racial omniprésent, soulignant l’ascendance africaine et européenne comme des facteurs de distinctions inébranlables. On observe néanmoins une oscillation permanente entre, d’une part, la métaphore du mélange, de l’adaptation et de la créativité et d’autre part, la rhétorique des origines et la naturalisation de la différence. L'auteur montre de quelles façons les musiciens naviguent entre des identifications, des styles musicaux et des héritages multiples tout en insistant sur l'impact des logiques marchandes, de l'ascension sociale et de la mobilité géographique sur leurs carrières et leurs choix artistiques. Elle met également en relief le rôle des amateurs de musique franco-louisianaise implantés dans la région dans l'évolution du statut de cette musique et dans sa reconfiguration à l'échelle tant locale que nationale.

Collection « Histoire des sciences humaines », L’Harmattan. 

L’ethnomusicologie est souvent définie comme la discipline qui étudie les pratiques musicales considérées comme exotiques ou populaires. En France, ce domaine de savoir fut institutionnalisé en 1929, quand André Schaeffner intégra le Musée d’ethnographie du Trocadéro pour y fonder un Service d’organologie et devenir ainsi le responsable des instruments de musique présents dans les collections. En 1961, un séminaire consacré à l’ethno­musicologie était fondé au sein de l’École pratique des hautes études et illustrait particulièrement la dimension collective de ce savoir.

Entre ces deux dates, l’histoire du domaine révèle des différenciations successives.  Sur le plan institutionnel, la double fondation du Musée de l’Homme et du Musée des arts et traditions populaires en 1937 fut ainsi l’origine d’un partage durable entre l’étude des musiques « traditionnelles » de tous les continents et celle des musiques populaires françaises. Sur le plan méthodologique, la nature des relations avec les informateurs ou par ailleurs l’importance respective accordée à l’observation ethnographique ou à l’enre­gistrement sonore devaient déterminer les contours de différents projets scientifiques. Plus globalement, l’évocation des travaux d’André Schaeffner, de Gilbert Rouget, de Claudie Marcel-Dubois ou de savants en marge des institutions parisiennes est donc l’occasion de comprendre les façons diverses dont les pratiques musicales furent étudiées.

En distinguant plusieurs modes d’accès à la connaissance des musiques découvertes à travers le monde, cet ouvrage analyse et contextualise l’évo­lution de l’ethnomusicologie, à partir d’une documentation le plus souvent inédite et en renvoyant régulièrement à des archives sonores.

Voir cet ouvrage sur le site de l'éditeur.

2014, Presses Universitaires de Rennes, collection Æsthetica, 342 p.

Sous la direction de Pierre-Henry Frangne et Hervé Lacombe

« L’enregistrement affectera l’auditeur vers lequel finalement toute cette activité est dirigée. » Ce sont ces changements, promis par Glenn Gould en 1966, que cet ouvrage repère et analyse. Musicologue, ethnomusicologue, historien des arts contemporains et des techniques d’enregistrement, producteur de disques, ingénieur du son, directeur artistique, musicien, théoricien du cinéma et philosophe, tous tendent l’oreille dans ce livre au monde sonore, musical et cinématographique contemporain.

Domaines: Art, Musique, Esthétique et philosophie de l'art

 

Lire l'introduction: http://www.pur-editions.fr/couvertures/1412670999_doc.pdf

Table des matières: http://www.pur-editions.fr/couvertures/1412671010_doc.pdf

Auteurs: http://www.pur-editions.fr/couvertures/1412671020_doc.pdf

Se procurer l'ouvrage: http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3620

Le 20 novembre dernier Le Pont Supérieur et l'Université Rennes 2 organisaient TREUZKAS, une journée professionnelle de réflexion et de recherche artistiques dans le domaine du spectacle vivant, sur le thème de la transmission des musiques traditionnelles en Bretagne et ailleurs.

La vidéo intégrale de cette journée est disponible en ligne: http://www.lairedu.fr/treuzkas/ 

Réalisé par l'équipe de production vidéo du CREA – Université Rennes 2.

Discours d'ouverture: http://www.lairedu.fr/treuzkas-ouverture/

Avec les représentants de: Le Pont Supérieur, Université Rennes 2, Rennes Métropole, Région Bretagne, Ministère de la culture et de la communication/DRAC Bretagne

Table-ronde 1 - L’expérience de la transmission artistique par imprégnation

http://www.lairedu.fr/lexperience-de-la-transmission-artistique-par-impregnation/

Témoin : Charles Quimbert, Chanteur, musicien, formateur à Tamm-Kreiz

Intervenants :

Marie-Barbara Le Gonidec, Ingénieur d’étude Ministère de la Culture, mise à disposition du CNRS, Chercheuse associée au Centre de Recherche Bretonne et Celtique (Brest)

Erik Marchand, Chanteur, clarinettiste, Fondateur et directeur de l’association DROM, Directeur artistique et pédagogique Kreiz Breizh Akademi

W260150
W260150
Corée
L'art du sanjo de daegeum
par Ahn Sung-woo

Ahn Sung-woo, flûte traversière daegeum
Jo Yong-bok, tambour janggu
Kim Young-gil, cithare ajaeng

Ce CD poursuit la série entamée avec les trois albums consacrés au sanjo de gayageum, d'ajaeng et de geomungo, primés en 2013 par l'Académie du disque Charles Cros.

Né à la fin du XIXe siècle, le sanjo est une suite pour instrument solo parfois accompagné par un tambour. Le sanjo puise dans plusieurs héritages : la musique chamanique improvisée sinawi, l’opéra à un acteur pansori, la musique des lettrés pungnyu. D’abord calme et méditative à la manière d’un impromptu, la pièce composée de plusieurs mouvements gagne peu à peu en rapidité et en virtuosité, entraînant l’auditeur dans une spirale jubilatoire.

Conçu à l’origine pour la cithare à chevalets gayageum, le sanjo a très vite été transposé sur d'autres instruments coréens. La flûte traversière en bambou daegeum, avec ses sonorités tantôt pures et cristallines, tantôt sombres et venteuses, ou encore cuivrées par la vibration d'un petit mirliton, restitue à merveille l'univers contrasté du sanjo.
Ahn Sung-woo, né en 1961 à Paju, est l'un des meilleurs joueurs de daegeum de sa génération. Il interprète ici le sanjo de l'école de Seo Yong-seok, accompagné au janggu par Jo Yong-bok.

Une improvisation en solo et des variations sur un chant de travail et sur de la musique chamanique accompagnées par le maître de la cithare à archet ajaeng Kim Young-gil complètent l’album.

Un CD INEDIT/Maison des Cultures du Monde W260150
7 plages - 59 mn - notice 28 pages français/anglais - distribution SOCADISC.
Enregistrement : Ye-eum Studio (Séoul). Auteurs : Kim Hae-sook, Ahn Sung-woo, Pierre Bois.

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