Livre d'Amine Beyhom sur le chant byzantin - page de garde

Livre d'Amine Beyhom sur le chant byzantin - page de garde
ISBN: 978-9953-0-3048-7

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Le nouveau livre d’Amine Beyhom sur le chant byzantin propose une approche comparative et analytique comportant une solution inédite pour le système théorique de Chrysanthos de Madytos.

A propos de l'auteur

Amine Beyhom est musicologue, spécialisé dans les théories de l’échelle et leurs applications pratiques en musique.

Il est l’auteur du livre de référence « Théories de l’échelle et pratiques mélodiques chez les Arabes – Une approche systématique et diachronique » dont le Tome I (sur quatre tomes) a été publié par Geuthner en Novembre 2010.

Auteur de plusieurs articles de fond sur les musiques modales, fondateur de deux revues musicologiques (dont la plus récente est NEMO-Online – http://nemo-online.org/) et directeur du CERMAA (Centre de Recherches sur les musiques Arabes et Apparentées – http://foredofico.org/CERMAA/) au Liban, il est également musicien et compositeur, et a produit plusieurs disques, concerts et festivals d’arts du spectacle via sa société de production Experimental Art Concept.

Titulaire en 2003 d’un doctorat, puis en 2010 d’une Habilitation à diriger les recherches de l’université de la Sorbonne – Paris IV, Amine Beyhom se consacre exclusivement depuis 2005 à l’enseignement de la musicologie et à la rédaction de ses ouvrages sur la musique.

 

Pourquoi un livre sur le chant byzantin arabe ?

Les relations entre la musique modale orientale et le chant byzantin ont été très peu explorées à ce jour, probablement pour des raisons de compartimentage des spécialisations artistiques au sein des communautés religieuses au Proche et Moyen-Orient(s), mais également à cause de la nature liturgique, exclusive, du chant byzantin. 

Il est néanmoins certain que des interactions nombreuses ont existé (et continuent de l’être) entre musiques de cette région et ce, depuis probablement la plus haute Antiquité. Il n’en est que plus étonnant qu’aucune recherche sérieuse sur le sujet ne soit disponible actuellement, à part des articles épars constituant de maigres contributions, parfois contradictoires et souvent partisanes, à l’étude de ce domaine.

 

Le connaisseur sera encore plus étonné en relevant que le fondateur (vers 1820-1830) de la musicologie arabe moderne, le docteur Mīkhāʾīl Mashāqa avait basé sa description des théories de l’échelle arabe sur une comparaison entre celle-ci et l’échelle byzantine de l’époque, en considérant d’ailleurs que la dernière était plus à même de reproduire la musique pratiquée par les Arabes que celle, qu’il dénomme « arabe » et qu’il a été le premier à introduire dans un écrit moderne, en quarts de ton égaux.

Cette comparaison, généralement occultée dans les écrits postérieurs s’inspirant du traité de Mashāqa, est restée orpheline dans la littérature traitant de la musique des pays arabes, bien qu’une copieuse littérature comparative existe, plus particulièrement depuis le début du xixe siècle, entre chant byzantin et musique ottomane ou turque.

C’est à partir de ce constat qu’Amine Beyhom décide d’entreprendre une comparaison approfondie entre les théories et les pratiques de ces deux musiques, avec des résultats qui sont exposés dans le livre proposé à l’attention du lecteur et que le présent document se propose de décrire succinctement.

Court descriptif du contenu du livre et des résultats qui y sont exposés

Le livre comporte 4 chapitres ainsi qu’une synthèse d’une cinquantaine de page, un appendice (50 pages) consacré aux origines du chant byzantin (dont la fameuse question de l’« orgue des églises byzantines ») et, enfin, une série d’annexes consacrées à des problématiques particulières de ce chant.

Amine Beyhom se cantonne au début du livre à l’attitude du néophyte (qu’il a été au début de ses recherches [1]) et prend comme point de départ la comparaison effectuée par Mīkhāʾīl Mashāqa dans la première moitié du xixe siècle et ses échos dans la littérature contemporaine ; il expose dans un premier (court) chapitre les théories de ce musicologue tout en relevant certaines incohérences, concernant plus particulièrement le chant byzantin, dans le discours de musicologues du cru qui se sont intéressés à son traité.

Dans un deuxième chapitre Beyhom s’attaque aux représentations, par des spécialistes arabes de ce chant, des théories de l’échelle byzantine et met en exergue les différences entre deux théories principales, bien que toutes deux basées sur des principes qui semblent être équivalents ; une étude parallèle de la littérature disponible sur le sujet en langues occidentales courantes (française, anglaise, allemande) lui permet d’identifier la théorie byzantine proposée par Mashāqa comme étant celle de Chrysanthos de Madytos [2] tandis que les théories orthodoxes courantes de nos jours se basent sur une version modifiée qui est issue des travaux de la Commission de Musique du Patriarcat œcuménique [3] formée en 1881.

À partir de ce constat, l’auteur entreprend (Chapitre III) une vaste recherche sur les principes à la base de ces théories en s’appuyant sur les sources originales grecques ou en traduction, tout en développant dans l’Appendice une argumentation détaillée réfutant les arguments confinant le chant byzantin originel à une structure semi-tonale. Ce faisant, Beyhom applique une méthodologie qui lui permet de proposer une explication alternative de l’échelle byzantine proposée par Chrysanthos et relève une évolution fondamentale, plus politique que musicale, de la théorie du chant byzantin entre Chrysanthos de Madytos (1818) et la « Commission de musique » (1881).

La théorie du chant byzantin étant ainsi remise en perspective, il restait à la confronter à la pratique de ce chant notamment, et pour rester dans le cadre d’un seul ouvrage, au chant byzantin au Liban, dans les deux liturgies orthodoxe et catholique [4] : en appliquant une méthodologie originale basée sur les recommandations précédentes de l’auteur dans plusieurs articles, et au bout de quelques années d’analyses de hauteurs et de comparaison des résultats, les conclusions apportées par Beyhom lui permettent de réaffirmer la primauté de la pratique musicale sur la théorie et de proposer de cantonner cette dernière au rôle, purement qualitatif, de guide non contraignant de la première.

 

Une vaste synthèse finale permet à l’auteur, au terme de ce quatrième chapitre, de resituer les théories et la pratique du chant byzantin dans le vaste courant de la musique de l’Orient Proche (de l’Occident) et de retracer leur évolution aux derniers deux siècles, en interaction avec les bouleversements géopolitiques qui ont rythmé la vie politique, sociale et culturelle de ces régions.

[1] C’est-à-dire vers 2005-2006.

[2] Qui devint après la rédaction de son traité sur le chant byzantin le métropolite (orthodoxe) de la ville de Durazzo (actuellement en Albanie).

[3] De Constantinople.

[4] Dans le rite catholique en Orient la liturgie est pratiquement identique à celle du rite orthodoxe qui en est l’origine.

 

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