Antoine Bourgeau
Antoine Bourgeau
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En bref

Musicien (tabla et autres percussions). Chercheur en anthropologie musicale
Chargé de cours en ethnologie et ethnomusicologie à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis
Musique de l’Inde du Nord - Tabla - Performance musicale - circulation des pratiques musicales - Improvisation - Diffusion des pratiques musicales
Inde
Asie

Recherches

Communications

 

21-22 mars 2011 – Colloque CLIMAS - Bordeaux

« La diffusion du tabla en Occident, implications et conséquences »

Colloque CLIMAS (DESI)/ADES, 21 et 22 mars 2011, Amphithéâtre de la Maison des Suds : « Circulations et cultures sud-asiatiques en diaspora : approches transdisciplinaires »

25 septembre 2010 – Viry-Chatillon

Médiathèque

« La musique de l’Inde du Nord et le tabla »

 

16-17-18 avril 2010

Master-Class de tabla – Présentation historique et ethnomusicologique du tabla, démonstration et ateliers.

Musée du Quai-Branly, Paris

6 mars 2010 – Musée du Quai Branly, Paris

Conférence – séance d’écoute au salon de lecture Jacques Kerchache

« Organologie et répertoire du tabla »

Conférence organisée en partenariat entre la médiathèque du musée du Quai Branly et la Société Française d’Ethnomusicologie (SFE)

 

18 février 2010 – Université Paul Valéry – Montpellier III

« Techniques de jeu et répertoire du tabla dans la musique hindoustanie (Inde du Nord) »

Conférence d’ethnomusicologie organisée par Jacques Bouët.

Partenariat entre l’Université Paul Valéry (Montpellier III) et le Ministère de la Culture/ DRAC LR pour le développement des études ethnomusicologiques.

 

14 janvier 2010

« Système rythmique, son et répertoire du tabla dans les musiques occidentales »

Séminaire « Musique et Globalisation » coordonnées par Emmanuelle Olivier

EHESS, Paris

 

29 Octobre - 01 Novembre 2009

« La diffusion du tabla en Occident, implications et conséquences »

Montréal - Colloque international « Patrimoines musicaux : circulation et contacts »

Organisé conjointement par le Laboratoire de recherche sur les musiques du monde (LRMM), l’Observatoire international de création et des cultures musicales (OICCM) et la Société canadienne pour les traditions musicales (SCTM).

12 mars 2009

« Raga et tala dans la musique de l’Inde du Nord »

Conférence d’ethnomusicologie organisée par Jacques Bouët.

Partenariat entre l’Université Paul Valéry (Montpellier III) et le Ministère de la Culture/ DRAC LR pour le développement des études ethnomusicologiques.

 

15 mai 2008

« La musique de l’Inde du Nord et Le gharana de Bénarès »

Ateliers d’Ethnomusicologie de Genève

Conférence donnée à l’occasion du « Spécial Bénarès » - 15-18 mai 2008, Genève

19 janvier 2006

« Implications et formes de la coopération dans la performance musicale en Inde du Nord. L’exemple du khyal »

Laboratoire du LAMIC (Université de Nice Sophia-Antipolis).

 

24 juillet 2005

« Introduction aux musiques de l’Inde »

Conférence donnée lors des Rencontres Littéraires de Chalencon.

Chalencon (Ardèche).

 

15 mars 2005

« Des rites de passage en général aux rites de passage de l’enfance à l’adolescence »

Conférence pour le Forum du Champ Lacanien (section de Nice).

 

23 juin 2004

« Le choix du joueur de tabla dans la performance de khyal »

Journées d’études « Musiques et Patronage en Asie du Sud » organisées par l’équipe EA 2719 : « Inde Médiévale et Moderne : Textes et Contextes », 21 – 23 juin 2004.

École Pratique des Hautes Etudes (EPHE), Paris.

 

9 juin 2004

« Notations prescriptives et enseignement oral dans la transmission du répertoire du tabla »

Laboratoire du LAMIC (Université de Nice Sophia-Antipolis)

 

22 mai 2003

« L’approche de l’anthropologie herméneutique pour l’étude du tabla »

Laboratoire du LAMIC (Université de Nice Sophia-Antipolis)

 

21 mars 2002

« L’apprentissage du tabla »

Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH), Aix-en-Provence.

En 2004, j’ai soutenu ma thèse de doctorat à l’Université d’Aix-en-Provence. Un résumé de l’orientation générale adoptée et du contenu est présenté ci-dessous.

Depuis l’obtention de mon doctorat, mon activité de chercheur s’articule autour de plusieurs axes d’études. Dans le prolongement de ma thèse, je poursuis des recherches sur le musical considéré comme objet anthropologique. Cette réflexion concerne d’une part les aspects théoriques et méthodologiques de l’anthropologie musicale en général et de l’anthropologie herméneutique du musical en particulier. D’autre part, elle a pour application le monde indien et la tradition du tabla. Par ailleurs, plusieurs thèmes importants de l’ethnologie générale s’inscrivent comme objets de mes préoccupations.

Ces études s’inscrivent pour certaines dans le cadre d’équipes de recherches, d’autres sont entreprises isolément. Elles ont donné lieu à plusieurs publications et communications. Le détail des équipes de recherche et des communications (publications, séminaires, conférences et réalisations multimédia) est mentionné à la suite de la description des axes de recherche.

 

Présentation de la thèse de doctorat

« Le Tabla, Étude d’Anthropologie Herméneutique du Musical  »

Le tabla, percussion originaire du nord-ouest du sous-continent indien, a été l’objet de ma thèse de doctorat. D’un point de vue général, le contenu s’inscrit dans la lignée classique des études ethnomusicologiques et anthropologiques présentant une monographie d’un instrument de musique. Plusieurs aspects de la tradition du tabla ont ainsi été étudié : l’organologie, le statut et les appartenances identitaires des musiciens, les formes de l’enseignement (de maître à disciple et au sein d’institutions publiques et privées) et le langage musical incluant les techniques de jeu, l’histoire des traditions lignagères (gharana), les processus d’innovation dans le jeu et le bol (terme désignant à la fois les frappes de tabla et les syllabes qui les représentent).

Bien que cette étude reprenne les axes classiques des études ethnomusicologiques, elle adopte une orientation anthropologique qualifiée d’anthropologie herméneutique du musical. Cette orientation anthropologique s’est développée à partir des travaux de Bernard Vecchione et de ses recherches en herméneutique musicale sur le répertoire musical médiéval européen. L’anthropologie herméneutique du musical est une orientation de recherche pouvant être adoptée pour l’étude de toute tradition musicale. Elle est une exégèse d’une « réalité musicale » (les œuvres, les pratiques et les activités relatives à une tradition musicale) qui nous offre une lecture d’un contexte anthropologique. L’essai de compréhension passe par la familiarisation nécessaire du chercheur avec son domaine de recherche : enquêtes de terrain mais aussi pratique musicale (apprentissage de l’instrument et activité de musicien). L’analyse se base sur l’histoire des traits culturels tout en se situant dans une anthropologie des situations contemporaines. Cette orientation considère que la pratique actuelle des activités étudiées et le déploiement des œuvres font resurgir dans l’immédiateté d’une situation de performance des traits culturels dont l’histoire modèle les caractéristiques par le biais des contacts interculturels. Ces traits culturels et leurs particularités sont appréhendés par l’ethnologue à travers les actes intentionnels ou non des musiciens et des personnes qui les entourent (mécènes, organisateurs de concerts, facteurs d’instruments, spectateurs, mélomanes…). Cette anthropologie explore, à travers toute situation où une réalité musicale se déploie, ce formidable moment éphémère où surgissent ensemble des traits culturels anciens pris dans une continuelle réinterprétation et des formes plus contemporaines d’expression.

À partir de l’ethnographie des différents aspects de la tradition du tabla et en suivant l’orientation de l’anthropologie herméneutique du musical, j’ai mis en relief deux dimensions du contexte anthropologique indien  : l’organisation sociale et certaines spéculations sur le phénomène sonore. Ces deux dimensions ont ainsi été appréhendées et analysées à partir des « discours » (au sens de toutes formes de langages : verbal, musical, rituels…) que déploie la tradition du tabla.

 

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Les axes de recherches

* Anthropologie de la musique

 

Réflexion sur l’anthropologie herméneutique du musical

 

La réflexion autour d’une orientation anthropologique d’inspiration herméneutique et son application au musical s’inscrit dans un collectif de chercheurs réuni à l’initiative de Bernard Vecchione étudiant les rapports entre herméneutique et musique. Ce groupe de chercheurs se réunit à l’occasion de séminaires sur les sciences du langage musical. Deux rencontres, auxquelles j’ai pu participer, ont déjà eu lieu en 2003 et 2004 à Saint-Rémy de Provence. Ces séminaires font l’objet de publications en cours de préparation ou à paraître à partir de 2007.

 

Le musical dans le monde indien et la tradition du tabla

 

L’étude anthropologique de la tradition du tabla (notamment les thèmes de l’organologie, des appartenances identitaires des musiciens, de l’apprentissage et du répertoire, cf. pour plus de détail, la présentation de la thèse ci-dessus), qui a été l’objet de ma thèse de doctorat en 2004, se poursuit actuellement.

Une version remaniée de ce travail est proposée actuellement à deux éditeurs : CNRS éditions (Paris, France) et Mardaga éditions (Sprimont, Belgique).

La performance musicale

 

Le thème de la performance musicale est un axe relativement récent dans le cadre de l’anthropologie. Je poursuis la réflexion entreprise dans le cadre du doctorat sur la performance musicale dans le contexte indien. Dans cette perspective, j’analyse d’une part, la relation entre production musicale, espace et situation de la performance. D’autre part, l’accent est porté sur les rapports, en termes d’appartenances identitaires, entre les acteurs de la performance (musiciens, organisateurs, spectateurs).

Un des aspects de ce travail sur la performance musicale concerne la notion d’improvisation musicale. L’improvisation musicale est comprise comme la présentation dans le moment de la performance de connaissances musicales mémorisées et/ ou créées sur le champ, adaptées à différentes contraintes musicales (genre musical, tonalité, harmonie, mouvement rythmique…) et extra-musicales (le public, le calendrier, le lieu…). Parce que l’improvisation musicale suppose à la fois l’élaboration préalable de schèmes mnémoniques et la prise en compte d’un contexte culturel (le moment de la performance) qui conditionne la présentation des connaissances ; elle offre un exemple d’étude privilégié s’inscrivant dans les réflexions actuelles d’une anthropologie cognitive qui allie étude du raisonnement et prise en compte des dimensions anthropologiques. Ce travail sur la performance musicale s’inscrit dans un des axes de recherches du Laboratoire d’anthropologie, Mémoire, Identité et Cognition sociale de l’Université de Nice Sophia-Antipolis (le LAMIC) : « les formes du partage : manières d'être (mémoire, identité, rites, frontières).

Dans la mesure où la situation de performance musicale est également appréhendée comme un lieu de transmission, ces études sur la performance musicale de la musique hindoustanie prennent place également dans un des thèmes de recherche de l’équipe d’accueil « Inde Médiévale et Moderne : Textes et Contextes » de l’École Pratique des Hautes Etudes (EPHE) : « apprentissage et transmission des savoirs et des savoir-faire artistiques en Asie du Sud ».

Au sein des ces différentes équipes, j’ai proposé plusieurs communications en 2003 et 2004 et une publication est à paraître prochainement.

 

La diffusion des pratiques musicales

 

Afin d’élargir la réflexion anthropologique sur le tabla en dehors de son contexte d’origine, j’ai pour projet d’étudier la diffusion de la pratique du tabla en Europe. Je m’intéresserai en particulier à la diffusion de la matière sonore de cet instrument dans d’autres genres musicaux comme le jazz et les musiques électroniques.

 

 

 

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Publications

 

Articles

 

 

* « Acoustique et fabrication du tabla » Musimédiane (revue multimédia en ligne : http://www.musimediane.com/) « accepté » à paraître en 2011


« Le tala et le tabla dans les pratiques musicales européennes et nord-américaines des années 1960 à nos jours » Volume ! La revue des musiques populaires N° 7-2 « La reprise BIS », 2010, p. 161-185.


* « Plaisirs et béatitude du musicien », p. 97-112, in S. Berthon, S. Chatelain, M.-N. Ottavi et O. Wathelet (ed.), Ethnologie des gens heureux, Paris, Edition de la Maison des Sciences de l’Homme (MSH), 2009, 206 p.

 

* « L’improvisation du joueur de tabla dans le khyal », Cahiers d’Ethnomusicologie (ex. Cahiers de Musiques Traditionnelles), N° 21 Performance(s), 2008, p. 135-153.

 

* « L’audience de la musique hindoustanie » ethnographiques.org, Numéro 11 - octobre 2006 [enligne].http://www.ethnographiques.org/2006/Bourgeau.html

 

* « Des mots et des sons », [préface] in A. Chaudhuri, Raga d’après-midi, Arles, Édition Philippe Picquier, 2005, p. 5-9.

 

A paraître ultérieurement

 

* « Les lieux de concert de la musique hindoustanie en Inde du Nord » Filigrane N°12, « Musique et lieu ».

 

* « À propos des ouvrages de Gerry Farrel, Indian Music and the West et de Peter Lavezzoli, The Dawn of Indian Music in the West » Cahiers d’ethnomusicologie (ex. Cahiers de Musiques Traditionnelles), N° 23, 2010.

 

* « La quête acoustique. Constitution, fabrication et classement du tabla. » in B. Vecchione (dir.) Musique et Herméneutique, Actes des Séminaires de Recherche de Saint-Rémy de Provence sur les Sciences du Langage musical, Paris, L’Harmattan (ou Rome, Libreria Italiana Musicale).

 

* Le Tabla. Anthropologie d’un instrument de musique. Version remaniée de la thèse de doctorat (Le Tabla, Étude d’Anthropologie Herméneutique du Musical. Aix-en-Provence, 2004).

 

* « Le choix du joueur de tabla dans la performance de khyal » in C. Guillebaud et I. Le Gargasson (dir.), Actes des Journées d’études « Musiques et Patronage en Asie du Sud » organisées par l’équipe EA 2719 : « Inde Médiévale et Moderne : Textes et Contextes », 21 – 23 juin 2004, EPHE, Paris.

Volume collectif en préparation.

Enseignements

 

Depuis l’année universitaire 2001-2002, je dispense des cours au département de Sociologie-Ethnologie à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Après deux années d’enseignement en tant qu’ATER (de 2001 à 2003), je poursuis cette activité avec le statut de Chargé de cours. Depuis l’année 2005-2006, j’assure également une charge de cours sur l’ethnomusicologie du monde indien au département des Arts (section musique – musicologie) de cette même Université et pour le parcours « Ethnologie des Arts Vivants » (associant les départements d’ethnologie et des Arts)

Le contenu général de mon enseignement, imprégné à la fois d’une formation théorique universitaire, d’expériences de terrain en Inde et d’une pratique de musicien, est orienté vers deux grands domaines développés dans ma thèse de doctorat : premièrement, l’histoire, l’épistémologie et la méthodologie de l’anthropologie et, deuxièmement, l’étude du fait musical comme objet anthropologique.

Par ailleurs, j’ai organisé et co-dirigé des journées de stages dans le cadre d’une formation professionnelle.

 

Intitulés et présentations des enseignements par années

2001-2002

LDSO1U1 – Initiations aux sciences sociales. Groupe 1 : « Stratifications, hiérarchies sociales, ethnologie ». 24 heures.

Cours magistral pour les étudiants en première année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

 

Texte de présentation : À partir de plusieurs enquêtes de terrain, ce cours présente le constat fait par les ethnologues de l’extrême diversité que prend la condition fondamentale d’inégalité existant dans les sociétés. Celle-ci se traduit par une partition, une segmentation, un classement des hommes, des espèces et des choses dans le temps et l’espace. Dans un premier temps, ce cours analyse le fondement de la hiérarchie. Ensuite, il montre en quoi la hiérarchie trouve sa pleine justification dans la recherche d’un équilibre harmonieux ordonnant les relations entre les hommes et la nature. Enfin, à travers diverses habitudes, attitudes, gestes et discours, constituant de véritables traditions, l’expression quotidienne de la hiérarchie est mise en évidence. La place et l’importance dans le temps de ces traditions reflètent alors en retour la nature et l’organisation hiérarchique, son fonctionnement plus ou moins rigide et sa relative stabilité.

 

LDSO1U2 – Cultures populaires. « Guru-shishya-parampara – Le rapport de maître à disciple en Inde, l’exemple de la musique ». 36 heures.

Cours magistral pour les étudiants en troisième année d’ethnologie.

 

Texte de présentation : La civilisation indienne accorde depuis son origine une place de première importance aux enseignants, les guru. Porteurs du savoir sacré et rituel, ils sont chargés à la fois de transmettre les aspects philosophiques et religieux d’une culture millénaire et d’accompagner leurs disciples dans la vie quotidienne. La musique en Inde est fondamentalement considérée comme un savoir, une science participant de la constitution du monde et de sa bonne conduite. Les guru sont donc présents également dans le monde musical et leurs statuts expriment un syncrétisme religieux et social. Guru et shishya (le disciple) sont pris dans un système de relation de confiance et de respect – un contrat moral – comme en témoigne un ensemble de règles et de conduites (adab), qui dépasse le strict domaine musicologique. Selon l’approche ethnomusicologique, ce cours présente une introduction aux musiques indiennes et une description de la relation de maître à disciple.

 

LMET1U2 – Enseignement méthodologique. « La notion de terrain. Généralités et exemples en ethnomusicologie ».  12 heures.

Cours magistral pour les étudiants en maîtrise d’ethnologie.

 

Texte de présentation : Dans un premier temps, le cours présente les spécificités de la notion de terrain. Le concept d’« expérience » est interrogé comme clef de l’explication de l’immersion particulière à l’enquête ethnologique. Dans un second temps est souligné l’importance du terrain ethnomusicologie. Un aperçu historique montre comment par ce passage par le terrain, l’ethnomusicologie s’est distinguée de la musicologie. Enfin, quelques exemples illustrent l’aspect particulier de la recherche ethnomusicologique avec une forme originale et très instructive d’observation participante : l’apprentissage et la pratique de la musique étudiée.

 

LDSO2U1 – Les notions fondamentales de l’ethnologie. 20 heures.

Travaux dirigés (TD) pour les étudiants en deuxième année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

 

Analyse des textes de Jackie Assayag, Joseph de Gérando, Françoise Héritier, Claude Lévi-Strauss, Albert Memmi, Catarina Pasqualino, Gilles de Rapper.

2002-2003

LDSO1U5 – Introduction à l’ethnologie. 24 heures.

Cours magistral pour les étudiants en première année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

 

Texte de présentation : En Occident, à partir du XVIIIe siècle, une réflexion sur les origines de l’espèce humaine et sur la grande variété des modes d’être et d’agir a progressivement été instituée en objet scientifique et a donné lieu au développement de disciplines. L’ethnologie est l’une d’entre elles et a connu, comme toutes écoles de pensée et de recherche, une certaine évolution. Alors que son projet initial était l’étude des sociétés non occidentales ; aujourd’hui, ce qui la caractérise fondamentalement, c’est l’étude de toutes les sociétés humaines. Cette approche a dessiné les contours de son projet actuel : la reconnaissance puis la compréhension de l’unité de l’homme à travers la diversité des cultures. Tout en faisant apparaître l’histoire de ce « regard », cet enseignement a pour finalité de présenter l’ethnologie contemporaine, appelée également anthropologie ou ethno-anthropologie, en exposant ses objectifs, ses champs d’études privilégiés et ses méthodes.

 

LDSO2U1 – Les notions fondamentales de l’ethnologie. 20 heures.

Travaux dirigés (TD) pour les étudiants en deuxième année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

 

Analyse des textes de Jackie Assayag, Joseph de Gérando, Françoise Héritier, Claude Lévi-Strauss, Albert Memmi, Catarina Pasqualino, Gilles de Rapper.

 

2004-2005

LL1SE102 – Présentation générale du domaine de l’ethnologie. 24 heures.

Cours magistral pour les étudiants en première année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

Texte de présentation : voir la présentation de l’UE  LDSO1U5 ci-dessus.

2005-2006

LL1SE102 – Présentation générale du domaine de l’ethnologie. 24 heures.

Cours magistral pour les étudiants en première année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

 

Texte de présentation : voir la présentation de l’UE  LDSO1U5 ci-dessus.

 

LL3 – Ethnomusicologie du monde Indien. 12 heures.

Cours magistral pour les étudiants en troisième année de musicologie et pour les étudiants inscrits au DU d’ethnomusicologie.

 

Texte de présentation : Ce cours propose une introduction à l’étude ethnomusicologique du monde indien. Dans un premier temps est exposé le contexte historique et social du sous-continent indien, préambule indispensable à la compréhension des traditions musicales de cette vaste ère géographique. Ensuite, le cours présente les multiples formes musicales et les études tant indiennes qu’occidentales qu’elle ont suscité. Dans un deuxième temps est examiné les éléments de base du système musical indien : le raga, le tala et le rasa. Enfin, un regard sur la tradition organologique est proposé : à côté de la considération d’instruments comme la bin, le sitar, le sarod, le pakhawaj et le sarangi, une attention particulière est consacrée au tabla en présentant son mode de fabrication, son répertoire, les voies de son apprentissage et les implications sociales de son emploi notamment lors de la performance ; autant de grille de lecture pour comprendre la place d’un phénomène musical dans un contexte culturel.

2006-2008

« Lire l’ethnologie »  12 heures

Travaux dirigés (TD) pour les étudiants en deuxième année d’ethnologie.

Enseignement ouvert aux autres départements de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

Analyse des textes de Jackie Assayag, Joseph de Gérando, Claude Lévi-Strauss, Catarina Pasqualino, Gilles de Rapper et Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky.

2007-2010

LL5MU103 – Ethnomusicologie du monde indien. 24 heures

Cours magistral pour les étudiants en troisième année de musicologie et ouvert aux étudiants en Master d’anthropologie.

 

Texte de présentation : Ce cours propose une introduction à l’étude ethnomusicologique du monde indien. Dans un premier temps sera exposé le contexte historique et social du sous-continent indien, préambule indispensable à la compréhension des traditions musicales de cette vaste aire géographique. Ensuite, en suivant la double classification des traditions musicales indiennes — la distinction d’une part entre une musique savante (shastriya sangita) et une musique régionale (deshi sangita) et, d’autre part, entre une tradition du Nord (musique hindoustanie) et une tradition du Sud (musique carnatique) — nous présenterons de nombreux exemples de formes musicales illustrant la richesse et la diversité des pratiques musicales du sous-continent indien. Parallèlement, nous exposerons les études tant indiennes qu’occidentales que ces traditions ont suscité. En considérant simultanément la longue tradition des traités musicaux et la tradition orale, nous examinerons, dans un second temps, les éléments caractéristiques de la shastriya sangita : le raga (une organisation de notes liée à un sentiment), le tala (la science rythmique) et le rasa (l’esthétique).

Enfin, selon une approche anthropologique, un regard sur la tradition organologique sera proposé. À côté de la considération d’instruments comme la bin, la sarangi, le sitar, le sarod, le bansuri, le shenai et le pakhavaj, une attention particulière sera consacrée au tabla en présentant son mode de fabrication, son répertoire, les voies de son apprentissage, le statut social de ceux qui le pratiquent et les implications sociales de son emploi notamment lors de la performance ; autant de grille de lecture pour comprendre la place d’un phénomène musical dans un contexte culturel.

 

Stage professionnel

 

2001

Préparation et co-direction avec Sri Hanuman d’un stage professionnel sur la musique indienne (hindoustanie et carnatique) les 21 et 22 mars à Aix-en-Provence.

Stage organisé par l’Agence Régionale des Arts du Spectacle (ARCADE) de la région Provence Alpes Côte d’Azur (région PACA) avec le soutient du Ministère de la Culture et de la Communication en région : la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles).

Ce stage était destiné d’une part à deux types de candidats dans le cadre de formations diplômantes : le Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant (DUMI) pour les intervenants en musique à l’école primaire et le Diplôme d’Etat (DE) de Musiques Traditionnelles pour l’enseignement au conservatoire.

D’autre part, ce stage était ouvert aux enseignants de musique dans le secondaire (classes de 6 ème à la 3ème).

 

2009

Du 10 au 18 décembre - Conservatoire de Musique et Danse de Niort et Poitiers

Ateliers pédagogiques autour de la musique hindoustanie

Parcours

 

De 1988 à 1993, j’ai suivi des études d’ethnologie et d’ethnomusicologie à l’Université de Nice Sophia-Antipolis.

Après avoir reçu une formation de musicien et en particulier de joueur de tabla (percussion de l’Inde du Nord) débutée en 1993, je me suis inscrit en 2000 à l’Université d’Aix-en-Provence en vue d’un doctorat consacré aux aspects sociaux et musicaux de cet instrument.

J’ai soutenu ma thèse de doctorat en 2004. Elle est le fruit d’une recherche anthropologique sur cet instrument de musique : une réflexion combinant la considération théorique de l’objet musical en anthropologie, des recherches de terrain en Inde et une pratique du tabla (apprentissage et concerts), activité d’une nécessité fondamentale à l’étude anthropologique de cet instrument et du fait musical en général.

 

Cursus suivi à l’Université de Nice Sophia-Antipolis


1990 DEUG de sociologie – ethnologie

1990 DU de langue et civilisation chinoise

1991 Licence d’ethnologie

1992 Maîtrise d’ethnologie

Mémoire de maîtrise sous la direction de Claude Gaignebet :

« L’eau et la Musique »

Mention très bien

1992 DU d’ethnomusicologie

Mémoire sous la direction de Ricardo Canzio :

« La musique de l’Inde du Nord, écrits d’Alain Daniélou et de Patrick Moutal »

Mention assez bien

1993 DEA d’anthropologie générale et appliquée

Mémoire sous la direction de Claude Gaignebet :

« La couleur, donnée anthropologique, son emploi dans les peintures murales de l’ancien Comté de Nice aux XVe et XVIe siècles »

Mention assez bien

 

Doctorat à l’Université de Provence – Aix-Marseille I

2000 Inscription en Doctorat

De septembre 2000 à juin 2001, terrain en Inde grâce à une allocation de recherche franco-indienne (collaboration entre le Ministère des Affaires Étrangères, Paris et l’Indian Council for Cultural Relations – ICCR, New Delhi).

Affiliation avec l’Université de musique de Khairagarh (État du Chhatisgarh, Inde).

2004 Doctorat (Lettres et Arts) - Soutenance de thèse : le 17 juin

Thèse de doctorat sous la direction de Bernard Vecchione :

« Le Tabla, Étude d’Anthropologie Herméneutique du Musical »

Mention très Honorable avec félicitations du jury

Composition du jury, Messieurs

Bernard Bel, Ingénieur de recherche au CNRS, Laboratoire « Parole et Langage » (UMR 6057)

Christian Bromberger, Professeur d’ethnologie, Université Aix-Marseille 1

James Kippen, Professeur d’ethnomusicologie, Faculty of Music, Université de Toronto (Canada)

Gilles Tarabout, Directeur de recherche au CNRS / EHESS, Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud (CEIAS, Anthropologie, UMR 8564)

 

 

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