Blog humours

Cette rubrique était active durant l'année 2012. Elle recensait différents exemples d'humours sonores, en vue de préparer les Journées d'étude 2012. Il s'agissait principalement de documents qui se trouvaient ailleurs sur internet, et que nous regroupions ici afin de faire naître des parallèles ou des contrastes. Les membres de la Société étaient invités à y poster leurs préférés directement, en les accompagnant d'un commentaire introductif et/ou explicatif.

Dans le prolongement de cette rencontre les Cahiers d'ethnomusicologie publient en 2013 un dossier "Notes d'humour". Celui-ci est accompagné d'exemples audiovisuels présentés dans une rubrique séparée sur cette même plateforme.

Lors d'un concours de Coran, le chantre égyptien (non voyant) Abdallah Kâmil, raconte comment un jour, pendant qu'il dirigeait la prière, un fidèle  fredonnait derrière lui des maqâm de musique profane instrumentale.

En racontant l'anecdote, tout en l'émaillant de la récitation de la sourate al-Fâtiha, le chantre imite ce piètre croyant et, verset après verset, il fait progressivement rire toute l'assistance aux dépens de celui-ci. Cet humour (dans lequel l'auditoire est entraîné quelque peu malgré lui) semble indiquer que le lien technique entre psalmodie sacrée et musique profane n'est plus tout-à-fait un tabou dans la culture islamique du Moyen-Orient, contrairement à ce qu'il était durant les décenniers précédentes. En revanche, cette histoire drôle musicale n'est pas exempte d'une visée apologétique qui vise à démontrer que si les chantres du Coran peuvent être aussi virtuoses que les musiciens profanes, ils n'en conservent pas moins leur supériorité spirituelle grâce à leur maîtrise du message religieux et de la langue sacrée.

Dans le sud de l'Egypte (le Sa'îd), un Egyptien chante des chansons à succès tout en imitant une trompette pour s'accompagner.

Les effets comiques sont engendrés à la fois par l'intimité entre la voix et l'"instrument", le texte chanté étant savamment déconstruit par la "trompette". Ces effets relèvent aussi du contexte et des mimiques de l'artiste. Ils sont rendus manifestes par l'attitude des auditeurs entourant le musicien.

Séminaire d’Études Ethnomusicologiques de Paris-Sorbonne. Compte rendu de la séance du 28 septembre 2011, sous la direction du Professeur François Picard (par Paola Andrea Luna).

Le séminaire a commencé par la projection d’une vidéo Rosh Hashanah Rock Anthem, où l’on a trouvé le mot shuckling, qui voudrait dire « hocher » : « Its called shuckling & originates from the Yiddish "to shake". Jews do it when they pray -- forward and back & also from side to side.

Ici, c'est une célèbre colère de Jacques Chirac qui est détournée par la mise en musique. L'événement original, filmé lors d'une visite de Jacques Chirac à Jérusalem le 22 octobre 1996, a rapidement fait le tour du monde, et son contexte a été documenté.

Roch Havet, pianiste de jazz pince sans rire également impliqué dans le cabaret, a repris verbatim les termes de l'ire du politicien. Mis en boucle, mis en musique, ils prennent une dimension absurde et comique, renforcée par des effets musicaux comme les breaks.

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