L'une des conférences de Leonard Bernstein á destinations du « jeune public » portait sur l'humour musical. Elle est découpée ci-dessous en quatre parties de 15 minutes (sans lien avec le contenu).

Bernstein distingue les procédés qui s'appuient sur des sons "non-musicaux" de ceux qui n'utilisent que des "plain old-fashioned notes". Il distingue aussi entre l'humour fondé sur des références extra-musicales (par exemple le vrombissement du moustique) et celui où la musique se prend elle-même pour objet.

Exemples joués:

  • Piston: The Incredible Flutist
  • White: Mosquito Dance
  • Gershwin: An American in Paris
  • Kodaly: Hary Janos
  • Rameau: Le Poulet
  • Gilbert & Sullivan: Pirates of Penzance
  • Haydn: Symphonie No. 88

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

À vrai dire, il n'est pas certain que les exemples de Bernstein illustrent fidèlement son propos. Est-il vraiment pertinent par exemple d'opposer l'«éternuement» repéré dans Hary Janos de Kodáli au vrombissement du moustique dans la composition de White? La différence pourrait être dans le degré d'explicitation, plus que dans le procédé d'imitation lui-même (le moustique est présent dans le titre de la pièce, alors que l'éternuement est une métaphore de Bernstein, peut-être assez imaginative d'ailleurs).

Alors même que le spectateur contemporain pourra être sensible, de manière générale, à ce qui est joué, il n'est pas certain qu'il perçoive de l'humour là où Bernstein le repére. Il pourra sans doute s'en remettre alors à l'autorité du célèbre chef d'orchestre (comme le font probablement la plupart des personnes venues assister au cours). Mais un regard plus anthropologique pourra aussi voir dans cette conférence un exemple de "discours indigène" sur les traits de l'humour musical chez les mélomanes experts de telle tradition, de plus en plus rare et exotique.

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